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À CAUSE
DES GARÇONS

Tu déconnes on va pas se faire encore un plan gros ça comme. De quel plan tu causes, tu oses, c’est toi qu'a commencé. J'abandonne. T'es vraiment trop conne. À pas grand chose tu déconnes. Ben tu vois, lui, me trouve super bonne. À cause des garçons. On met des bas nylon, on se crêpe le chignon. À cause des garçons. Et du qu'en dira-t-on, on pleure sur tous les tons. À cause des garçons. On s'allume pour de bon. À cause des garçons.


A PARIS DEPUIS : 23/02/2013
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LA VIE EN ROSE
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MessageSujet: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Lun 29 Juil - 18:04

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
la chaleur du glaçon.
Ce soir, c'est le soir. J'ai tout prévu. Dessous Laperla. Robe de chez Dior. Coiffure impeccable, maquillage optimal. J'voulais me faire toute belle pour mon Ronnie. Mon bébé, mon chéri. J'peux dire chéri ? Non parce que, c'est pas vraiment officiel officiel lui et moi. Mais c'est sur la bonne voie. Tel Icare qui s'élança jusqu'au soleil, pour s'y brûler les ailes. Ce genre de connerie, tu vois ? Mais restons optimiste, allez. Je suis sûre qu'il fera un effort. Qu'il sera joyeux, et pas déprimé, comme d'hab. Franchement, j'ai envie ce soir. Mais une putain d'envie. Et me faire tirer par le mal-aimé, non merci. Moi j'veux la bête de sexe. J'sais qu'elle est là quelque part. On s'est déjà rencontrer elle et moi. Et mes aïeux quelle rencontre ! Fiou, épuisée que j'étais. Un lundi soir. Nous y voilà, on arrive dans le Marais. C'est Edgar qui conduit la berline. Mon bon Edgar, il veille sur moi comme un papa. C'est mon chauffeur et même parfois garde du corps. Mais très peu. J'veux pas qu'il foute la trouille aux gens, une masse baraquée ça vous fait fuir un vrai bégé. Ouh, j'ai les papillons dans le ventre. Je l'ai pas vu de tout le week-end. Bref, j'étais en mode survie. Il me manquait déjà, et le plus chelou, c'est que l'idée du rendez-vous, vient de Ronan. Et oui et oui, ça m'a troué le cul à moi aussi. Peut-être il veut me dire un truc important ? Oh non, ça y est, il veut rompre. NAN, ça peut pas être ça. Vu comme il a gueulé la dernière fois qu'on l'a fait, le type il peut que être comblé. Mais alors quoi ? Non, y'a forcément un truc, j'en suis sûre. Et je découvrirai ce que c'est. Ah que oui. Oh, mais c'est qu'on est arrivé.

La voiture ralentie, Edgar se gare devant l'immeuble. J'inspire un grand coup, j'attrape les sacs. « Merci Edgar, vous pouvez rentrer je n'aurais plus besoin de vous ce soir. » Toute souriante, je suis fière de dire " eh beh moi, je dors chez Ronan des Pugets ce soir, oui oui ". Parce que oui j'en suis fière, et oui c'est un exploit. C'est surtout rare en fait. On reste pas souvent chez lui. On se voit pas très souvent non plus. Oui bon, on oublie tout ça. Je me mets en marche. « Passez une bonne nuit, Mademoiselle ! » Et mon chauffeur s'en alla, bien content de retourner dans sa maison. Moi, je me préparai à monter les marches. J'entre le code et la grande porte s'ouvre. Étage par étage, j'escalade. Putain, y'a pas d'ascenseur ici ? Mes Jimmy Choo commencent à faire mal. Meuh non, j'déconne. Les talons, c'est mes deuxièmes pieds. Trêve d'efforts, j'arrive sur le palier. Je toque deux coups, et j'attends qu'il m'ouvre. Mon bébé, mon Ronnie. J'ai un cadeau pour lui en plus. J'espère qu'il va aimer. Les dernières Ray-Ban à la mode. Les clubmaster. Non, il va pas aimer.

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Je veux tout tenter, je manque d'espace je veux tout changer. Bousculer ma vie pour mieux respirer, faire sortir ma rage, je me perds, je me perds, je me perds, je me blesse. Avec tous ces cons qui m'oppressent. Une poupée chiffon voilà ce que je suis, pour tous ces hommes mal-polis. unbreakable.
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les meurtrières.
les dieux nous envient parce que nous sommes mortels, parce que chacun de nos instants peut être le dernier, et que tout est beaucoup plus beau car nous sommes condamnés. tu ne seras jamais plus ravissante qu'à cet instant. plus jamais nous ne seront seuls ici tous les deux.

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Lun 29 Juil - 21:37

“ anne-sophie+ronan ”
tell me i'm frozen, but what can i do ?
Qu'est-ce que t'as foutu ? Je ne sais pas. Non, j'sais pas pourquoi est-ce que j'ai choppé mon portable pour l'appeler, elle. Pour bouger un peu mes fesses et lui demander de venir ici ce soir. Non mais pourquoi ? J'en sais rien. Je sais juste que ça fait plusieurs jours qu'on s'est pas vus, et qu'elle me manque. Non, elle me manque pas, j'peux pas dire ça. Mais pourtant.. Ses yeux, ses lèvres, son minois, son nez,... Bon ok, au niveau du visage, c'est plutôt Anna qui me manque. Mon coeur se serre, et j'ai du mal à respirer soudainement. Je m'appuie sur le plan de travail de la cuisine. À chaque fois que je pense à elle, c'est pareil. Je la chasse de mon idée. Anne-Sophie. Ses belles jambes, ses courbes parfaites, et mon prénom murmuré d'une voix rendue plaintive lors de nos ébats. Voilà sur quoi je dois me focaliser. Voilà avec quoi je dois essayer, piètrement, de me convaincre. C'est pour ça que je le fais venir. Enfin, non, pas que, malheureusement. Jules n'est pas là ce soir, c'est pour ça que je l'ai invité chez moi. D'habitude, c'est chez elle, ou ailleurs, dehors, dans un hôtel, n'importe où. La faire venir ici au 64 dans le Marais, ça me donne l'impression de trop m'ouvrir à elle. Et ça me fait flipper. Mes yeux se posent sur les aiguilles de ma montre. Merde, elle arrive dans moins de deux heures, et je sais toujours pas quoi lui faire à manger, j'crois qu'on a plus rien.. Bon, j'vais appeler un livreur. Quoique non, j'vais l'attendre, elle risquerait de me sermonner si je lui fais avaler n'importe quoi. Faut dire qu'y a un sacré fossé entre son porte-monnaie et le mien, du coup c'est vrai que ce qu'on mange, c'est pas forcément de la même qualité. Bon, une tâche en moins à me préoccuper alors. Je reviens dans le salon. Bon ça va, l'appart' est clean, en même temps, nous ne sommes pas des fouteurs de bazar avec Jules. Alors, il ne me reste qu'à me jeter dans la douche brûlante pour l'attendre. J'en frémis d'impatience.

Les deux coups à la porte me font sursauter devant la glace. Elle est même en avance. Je regarde mon reflet et hausse les épaules. Certes, je n'ai pas sa classe à elle. Parfois, je me dis que le fossé est bien grand. Mais bon, je fais de mon mieux. En fait, je devrais m'en ficher complètement de lui plaire ou pas, mais ça n'est visiblement pas le cas. Vêtu d'une chemise blanche et d'un simple jeans, je vais lui ouvrir, dévoilant sa fine silhouette dans l’encadreur de mon appartement. L'ombre d'un sourire s'installe sur mes lèvres comme un voleur. « Demoiselle Lazard-Merci, vous êtes pile à l'heure. » je murmure avec un brin d'amusement. Je m'écarte, ouvrant plus la porte, lui indiquant de ma main libre qu'elle peut entrer. Je ne sais jamais comment réagir. Est-ce que je dois lui faire la bise ? Ou plutôt l'embrasser ? Elle me paume totalement, et je déteste ça. Après avoir refermé la porte, je remarque qu'elle tient un paquet et je grimace légèrement. « C'est quoi, ça ? » Oui, il y a meilleure réplique comme remerciement, je sais, mais je n'ai jamais été très doué pour remercier quelqu'un. Ni très doué pour parler tout court en fait, je crois. Ma main ébouriffe mes cheveux bruns alors que je pose un regard légèrement attendri sur elle. « Je vais te décevoir, mais je n'ai pas grand chose à manger, donc j'ai pensé qu'on pourrait se faire livrer un truc. Et j'ai préféré t'attendre, pour que tu puisses choisir toi-même. » Dis comme ça, ça en parait presque galant et attentionné. En fait, j'ai juste choisi la facilité.

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Aux génocides qu'on nous vend, à nos consciences les tremblements ; tu sais tout ça ne m'émeut guère et puis le destin de la Terre : elle peut mourir moi je m'en fous, puisqu'elle me fait vivre sans toi, puisque tous les levers du jour sans toi ne se relèvent pas.
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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Lun 29 Juil - 23:32

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
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Oh, il sourit. Mais c'est qu'il va pleuvoir. Je le lui rends bien. Avec retenue, pour pas trop l'affoler. Qu'il est beau avec sa chemise. Donc il porte des chemises. J'savais que j'aurais dû lui en prendre une. Merde. TANT PIS, la prochaine fois. Oh et puis ce jean. Uhm, il moule bien, ouais. Anne-Sophie concentre toi, il te parle. « Demoiselle Lazard-Mercier, vous êtes pile à l'heure. » Je reste muette. Il semble de bonne humeur ce soir, cool, on se fera pas trop chier. Non vraiment, ça me fait plaisir. Ça me donne envie, de sourire, encore plus. J'avance un pas pour entrer, et je dépose mes sacs sur le sol. « C'est quoi, ça ? » Une grimace ? Uhm, oh, non je le savais. J'aurais pas dû. « Beh mes affaires, et un petit cadeau. Un tout petit. » Tout de suite, je prends l'air innocent. Tu sais, mon air de yorkshire battu, celui auquel papa ne peut pas résister. Pour essayer de faire passer la chose quoi. Non mais regarde comme il joue le sex symbole. Cette main dans ses cheveux, ça m'émoustille, c'est fou. Il est vraiment beau. Pas seulement sexy, mais beau. « Je vais te décevoir, mais je n'ai pas grand-chose à manger, donc j'ai pensé qu'on pourrait se faire livrer un truc. Et j'ai préféré t'attendre, pour que tu puisses choisir toi-même. » Oh, il est mignon. Ma commissure gauche s'étire et, chaleureuse, j'enroule mes bras au tour de sa nuque. Notre proximité est tel qu'il peut sentir mon parfum, et moi le sien. UN PARFUM, c'est ça, que j'aurais dû lui prendre. Mais quelle conne tu es Anne-So'. « C'est pas grave, j'ai pas très faim de tout façon. » Le ton mielleux que j'emploie est aguicheur. Normal, vu que j'le smack juste après. Un baiser tendre et langoureux. Je savoure le goût de ses lèves. Celle quiu m'ont tant manqué, pendant que mes mains s'emparent de son joli minois. « Tu m'as manqué tu sais ? » Et toute pinpente, j'enchaîne. « D'ailleurs, je t'ai acheté un p'tit quelque chose ! Trois fois riens, mais j'avais envie, donc voilà. » J'attrape le sachet et lui tend, avec un large sourire. Que veux-tu, ma bonne humeur est plus forte que moi. (J'espère surtout qu'elle va déteindre sur Ronan, ce serait cool d'avoir ne serait-ce qu'un ou deux rires dans la soirée. « Tiens, c'est pour toi. » J'le sens gêné quand même. Nan ? Uhm, j'sais pas. Tu peux jamais vraiment être sûre avec lui, mais je passe outre, pourvu que ça passe. Je fais toujours comme ça, ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Mar 30 Juil - 9:43

Elle sourit, je crois qu'elle est contente que je l'ai invitée, contente que je me montre un peu plus ravi que d'habitude, moi aussi. Pourtant, je l'interroge de suite lorsque je la vois arriver avec des choses dans les mains. « Beh mes affaires, et un petit cadeau. Un tout petit. » Je grimace de nouveau. Je n'aime pas les cadeaux. Enfin si, mais je n'aime pas les surprises, parce que je ne sais jamais comment réagir. Je ne réponds pas, me demandant ce qu'elle a bien pu me ramener. Alors que je lui dis simplement que je n'ai rien préparé encore, j'ai la surprise de la voir se rapprocher et passer ses mains autour de ma nuque. Je plonge mon regard dans le sien, inquisiteur, frémissant de sentir son corps si près du mien. Son parfum m'enivre et je sens ma respiration sauter un temps. « C'est pas grave, j'ai pas très faim de tout façon. » Si elle savait, ce que sa voix si aguicheuse me donne faim, moi. D'un appétit dévorant, pour elle. Je n'ai même pas le temps de répondre que ses lèvres s'emparent des miennes. Mon imbécile de coeur s'emballe légèrement, mais je ne veux pas m'en rendre compte, ça lui donnerait trop d'importance. Je réponds à son baiser, glissant mes mains sur ses hanches pour la maintenir contre moi. Je crois que je pourrais aisément la déshabiller là sur le champ, sans tenir compte d'aucune manière de politesse. « Tu m'as manqué tu sais ? » Non, je le savais pas, mais maintenant au moins, je le sais. Peut-être qu'elle attend que je lui réponde qu'elle aussi, ce qui est vrai, mais je reste muet, me contentant d'un très léger sourire tracé à la craie sur mes lèvres. « Je sais, moi aussi je me suis manqué. » C'est plus fort que moi de sortir des choses au second degré plutôt que de dévoiler quoi que ce soit. « D'ailleurs, je t'ai acheté un p'tit quelque chose ! Trois fois riens, mais j'avais envie, donc voilà. » Avec méfiance comme si je m'attendais à une bombe, je fronce les sourcils et m'empare du petit sac. Je l'ouvre, en sortant un boitier. Je fronce les sourcils, avant de l'ouvrir, pour découvrir une paire de lunettes de soleil. Certes, superbe. La monture est ravissante, les verres parfaits. En fait, la seule chose qui pourrait me déranger, en fin de compte, c'est qu'elle doit valoir à peu près trois fois mon loyer. Je lève les yeux vers Anne-So. Je n'ai pas envie de la décevoir, étrangement, alors que généralement je m'en contrefiche. Je les mets sur mon nez, avant de la regarder avec un sourire ravageur. « Elles me vont bien ? » je lui demande, essayant de paraître le plus enjoué possible. Ça veut dire un ton pas trop froid et un sourire un peu bancale. Je les retire. Il faut que je la remercie, non ? Roh, mais pourquoi est-ce que je galère même avec des choses si simple ? Je m'approche alors doucement d'elle, puis la contourne, avant de me glisser dans son dos. Une de mes mains se pose de nouveau sur sa hanche et je dépose un baiser grisant dans sa nuque. « Merci. » je murmure simplement à son oreille, avant d'aller poser tout ça sur le meuble dans l'entrée. Je me sens un peu gêné, parce que normalement, c'est le mec qui doit faire des cadeaux, non ? Enfin, pourquoi au juste ? Après-tout, on n'est pas en couple. Je ne serais jamais en couple. Mes yeux se reposent sur elle, et je la contemple sans gêne. Je la trouve magnifique, j'aimerais lui dire, mais les mots restent là, bloqués dans ma gorge. Alors, la seule phrase – stupide – qui franchit la barrière de mes lèvres déjà en manque des siennes, c'est « Tu aimes la bouffe chinoise ? »

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Mar 30 Juil - 15:48

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
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« Je sais, moi aussi je me suis manqué. » Non mais tu l'entends. Il est pas croyable ce gosse. Toujours des remarques de ce genre. Mais j'trouve ça fun, alors je souris, je glousse même. Comme une pimbêche. J'aurais voulu rester dans ses bras toute la soirée, blottie contre son corps sur-élevé. Il est grand n'empêche. Parce que même avec les talons, j'lui arrive pile au niveau des lèvres. Que c'est pratique, mouahaha. Méfiant, il attrape ce que je lui donne gentiment. J'vois bien sa retenue, il aime pas les surprises. Ça, je l'ai retenue. Mais bon, un petit cadeau de temps en temps, ça ne va pas le tuer non plus. On en meurt pas pour ça. C'est le moment fatidique, va-t-il aimer ou détester ? J'men mords les lèvres, toute impatience. Difficile de capter sa réaction, il est inexpressif en essayant les lunettes. Non mais la gueule que ça lui fait, et le sourire. « Elles me vont bien ? » Genre il le sait pas. Parfois j'me demande s'il se la raconte pas un peu le Ronan des Pugets hein, ouais ouais ouais. Il le sait qu'il est beau le coco. « Regardez-moi ce bg, avec ses lunettes. » Humour, que je ris. C'est juste avant qu'il se glisse derrière moi, pendant que je le poursuis du regard. Sa main provoque alors de biens vilains frissons. Ouh, ça pique. Le baiser, et son. « Merci. » finissent de m'achever. Mon Dieu, si je m'écoutais. J'lui sauterai dessus, là tout de suite, sans retenu aucune. Mais bon, faut bien manger. Le dessert saura se taire. Pendant qu'il range les Ray-Ban, je m'assois tranquille sur le canapé, en remettant mes cheveux bien en place. Je reste naturelle, souriante. Et je l'observe, tout comme lui. Niouh, j'veux l'embrasser. Le caresser, tout contre moi. C'est plus fort que tout. J'lui ferais même des papouilles. Wah, c'est que tu touches le fond là Anne-Sophie. « Tu aimes la bouffe chinoise ? » Uhm, je m'attendais à autre chose. Quoique, j'ai bien un petit creux alors autant commander tout de suite, sauf que la bouffe chinoise, c'est, comment dire ? Pas ma coupe de champagne (oui, parce que je ne bois pas de thé). « J'préfère le japonais. Oh, comme ce nouveau restaurant sur les Champs, le Batô Ivre, ils ont un maître sushi, et ils livrent à domicile. C'est une tuerie. T'aimes les sushis ? » Je sais ce que tu dois penser. Qu'est-ce qu'on fou ensemble ? Beh écoute, moi je l'aime bien. Je l'apprécie beaucoup beaucoup même si on n'appartient pas au même monde. J'suis plus cuisine raffinée que plat à emporter, mais j'sais faire un effort. Pour lui, j'porterai même un jogging ! C'est te dire à quel point je tiens à mon Ronnie. « Mais, si tu préfères chinois, ça me dérange pas hein. » Que j'ajoute, pour pas trop le gêner. C'est vrai que le Batô Ivre ça risque de faire un peu cher pour lui. Déjà que les Ray-Ban, ça à du le mettre mal à l'aise. « C'est toi qui choisis, surprends-moi. » Je finis ma phrase sur un ton aguicheur, mêlé à un regard de braise. Tout de suite après, je souris en coin. Petite maligne, un peu que je l'allume, eh oh. C'est mon, copain.
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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Mar 30 Juil - 18:20

Je la taquine, mais elle a l'habitude. Il a bien fallu qu'elle se fasse à cette manie de ne jamais rien dévoiler de ce que je pense, de ce que je ressens. Un mur, un glaçon, que dis-je ! « Regardez-moi ce bg, avec ses lunettes. » Sa voix a beau être pleine d'humour, je prends tout de même ça pour un compliment. Ça ne fait pas de mal parfois, non ? Je fronce un peu le nez, avant de me glisser derrière-elle avec malice, l'effleurant juste comme il le faut. « J'préfère le japonais. Oh, comme ce nouveau restaurant sur les Champs, le Batô Ivre, ils ont un maître sushi, et ils livrent à domicile. C'est une tuerie. T'aimes les sushis ? » Je hausse les épaules. De toute façon, chinois, japonais, je n'en vois pas vraiment la différence et je crois que jusqu'ici, j'ignorais qu'il y en avait une. « Ouais, ça va. » je lui réponds, franc. Après-tout, les sushis, ça ne m'a jamais répugné comme certains. J'ouvre un tiroir, fouillant pour voir si j'ai un dépliant mais non. En soupirant, j'ouvre mon ordi portable pour chercher le numéro du dit « Batô Ivre ». « Mais, si tu préfères chinois, ça me dérange pas hein. » Je relève les yeux vers elle. Je suis presque sûr qu'elle dit ça pour l'esprit financier. Bon ok c'est un truc de riches là-bas, mais tout de même, des sushis, ça ne peut pas me coûter un salaire, si ? Je secoue la tête, pour lui indiquer que ça me va très bien. Je choppe le numéro et le note sur mon téléphone, avant de revenir vers elle. « C'est toi qui choisis, surprends-moi. » Mon regard s'ancre dans le sien. Dieu qu'elle a de beaux yeux. Je rêve ou elle est carrément en train de m'allumer là ? Ici, chez moi, alors que ça ne fait que dix minutes qu'elle est là. Je lui affiche un sourire tout aussi ravageur que le sien. « Je te surprendrais plus tard, chérie. » Je lui lance un clin d'oeil largement suggestif, ayant appuyé sur le dernier mot. Mon bras se lève, laissant ma main lui faire croire l'espace d'un instant qu'elle va caresser sa joue, pour finalement se dérober. À la place, je lui tends mon portable. « Tiens, tu t'y connaîtras mieux que moi, je pense. » fais-je, en le lui mettant dans la main sans lui laisser le choix. De toute façon, entre nous, je commanderai n'importe quoi sinon. Bon, comme c'est moi qui l'ai invité, il faut peut-être que je fasse bon hôte, non ? Hum. Je ne sais pas si c'est dans mes cordes. « Bon en attendant, je vais te préparer un de mes petits cocktails secrets. » je fais simplement, avant de m'esquiver en direction de la cuisine, recommençant à respirer seulement quand je suis loin d'elle. Je me retourne pour la regarder un seul petit instant. Putain ce qu'elle est belle. Putain ce qu'on dirait Anna.

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Mer 31 Juil - 11:21

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
la chaleur du glaçon.
Toujours assise, et lui devant son portable, on discute tranquille. Pas comme un petit couple, parce qu'on est pas un petit couple, mais c'est bien partie pour qu'on le devienne, pas vrai ? Ses regards sur moi, en disent long. Je sais ce qu'ils veulent dire. J'ai l'habitude de les croiser. Oh oui. Et le pire, c'est que je le regarde de la même façon. Il est vraiment mignon. Sexy, j'dirai même, bandant. Ouais. « Je te surprendrai plus tard, chérie. » Oh, mon, Dieu. Cette fois, je le fixe, et ce n'est qu'un léger rictus que j'affiche, tout en le dévorant des yeux. La température monte, petit à petit. Son sourire n'arrange rien. Le soleil se lève dans mon hémisphère sud. Ronan s'approche de moi, et je reste tétaniser en l'observant briser la distance. Je pensais qu'il allait me donner une caresse, toute mignonne, mais en fait, il me tend le téléphone. « Tiens, tu t'y connaîtras mieux que moi, je pense. » Pas faux, j'suis devenue une habituée presque. Finalement il opte pour les sushis. J'veux pas qu'il se sente obliger de payer pour faire style. S'il ne peut pas, je m'en occupe, c'est pas un problème. Mais ça risque de lui, comment dire, couper les couilles ? Le mâle se sentirait blesser dans sa fierté. Les mecs, j'vous jure. « T'inquiètes, je gère. » Le numéro, je l'ai pas en tête alors je check sur mon I-Phone 5 quand Ronan me propose ceci. « Bon en attendant, je vais te préparer un de mes petits cocktails secrets. » Mais quelle excellente idée. « Uhmm, oh oui, j'adore tes coktails. Presque autant que celui qui les fait. » J'ai lancé cette phrase, sans même le regarder, histoire de, tu piges ? Après, j'compose le numéro de Batô Ivre, et monsieur s'en va préparer les boissons dans sa cuisine. Ça sonne, et j'ai le malheur de lever les yeux vers lui. Mon Ronnie, qui me scrute lui aussi. Alors je lui souris, sincère et attendrie. « Oui, bonsoir, c'est Anne-Sophie Mercier à l'appareil. Je voudrais commander un assortiment de sushis, mon choix habituel. » « Naturellement Mademoiselle Mercier, nous vous livrons chez vous ? » « Et non pas cette fois, notez bien l'adresse. Appartement 64, Rue Rambuteau, dans le Marais. » « Votre commande arrivera dans une heure environ, à très bientôt Mademoiselle Mercier. » « Merci, au revoir. » Et voilà, commande passée. On va se régaler, ah que oui. Ils sont doués au Batô Ivre. J'espère que Ronan va aimer. D'ailleurs, je décide de le rejoindre dans la cuisine, et je m'appuie contre un plan de travail, en admirant son travail de barman. « C'est fait, ils arriveront dans une heure. Tu nous prépares quoi au juste ? » Curieuse, je m'approche un peu plus pour essayer de voir les ingrédients. Les cocktails, c'est mon dada. Nighteuse comme je suis. Et ceux de Ronan, c'est une tuerie. De la folie. Un peu, comme lui.
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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Mer 31 Juil - 16:36

« T'inquiètes, je gère. » Je n'en doute pas. Elle gère beaucoup de choses, la petite Mercier, non ? Et je ne sais pas vraiment comme ça me plait la façon dont elle gère, aussi, mes propres émotions. Comme si je devenais un autre que moi-même en sa présence. Ça en est troublant, vous savez. « Uhmm, oh oui, j'adore tes coktails. Presque autant que celui qui les fait. » Je hausse un sourcil, puis fais mine d'être vexé. Le pire, c'est que je joue la comédie très très bien. « Presque autant ? Donc pas plus ? Ok, ok, j'ai compris. » Et je m'enfuis vers la cuisine avec un air boudeur, curieux de voir sa réaction, de voir si elle va deviner que je simule ou si elle va réellement croire qu'elle m'a vexé. Je l'entends vaguement téléphoner, ne me souciant même pas de ce qu'elle commande parce que oui, je lui fais confiance. Même moi, ça me choque. Bon, je sors de quoi lui faire un cocktail à la fois goûteux et chargé. Un kiwi, du jus de pomme, de la limonade, une bouteille de rhum blanc, et un citron. Je presse le kiwi, ne m'occupant plus de rien. Je suis serveur dans un café, mais j'ai quand même appris, au cours des années et à force de traîner dans les bars, à faire mes propres cocktails. Ça fonctionne plutôt pas mal avec les filles, vous savez, quand c'est vous qui l'avez fait... Je l'entends revenir dans la cuisine alors que je suis en train de couper le citron en fines rondelles, alors que les verres sont déjà faits. Je tournes juste la tête vers elle. Elle est là, appuyée contre le plan de cuisine, absolument désirable. Je me mords la lèvre inférieure sans rien dire, en me reconcentrant. « C'est fait, ils arriveront dans une heure. Tu nous prépares quoi au juste ? » D'abord, je ne réponds rien, attrapant les deux tranches de citron vert pour les enfiler sur le bord des deux verres. Simple question d'esthétique, mais si vous saviez comme ça compte, bordel, l'esthétique. Je fais mine de contempler mon "oeuvre" en me reculant un peu. Finalement, satisfait, j'attrape les deux verres. « Ben tiens, t'as qu'à juger par toi-même. » fais-je en lui tendant le sien, lui faisant signe de revenir dans le salon. Je me laisse tomber dans le canapé, me débarrassant de mes chaussures avec négligence, pour me retrouver pieds nus. J'attends qu'elle me rejoigne, tendant mon verre pour qu'elle entrechoque le sien contre, et ensuite, j'hoche tranquillement la tête, avec l'ombre d'un sourire sur les lèvres. « Bon alors... à notre soirée ? » je lui demande, avant de boire une première gorgée. Bon, ça va, je ne l'ai pas trop raté, et le rhum n'est pas trop agressif, camouflé derrière le sucre du kiwi et de la pomme. Je pose mon regard sombre sur elle, détaillant les traits de son visage avec une certaine avidité, et sans chercher à me cacher. On n'en est plus là, elle et moi.

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Tu déconnes on va pas se faire encore un plan gros ça comme. De quel plan tu causes, tu oses, c’est toi qu'a commencé. J'abandonne. T'es vraiment trop conne. À pas grand chose tu déconnes. Ben tu vois, lui, me trouve super bonne. À cause des garçons. On met des bas nylon, on se crêpe le chignon. À cause des garçons. Et du qu'en dira-t-on, on pleure sur tous les tons. À cause des garçons. On s'allume pour de bon. À cause des garçons.


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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Sam 3 Aoû - 0:04

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
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J'aurais peut-être pas dû non ? Mais c'était pour rire, je suis sûre qu'il joue la comédie. Ça se sent. Je commence à le connaître le Des Pugets, hein. « Presque autant ? Donc pas plus ? Ok, ok, j'ai compris. » Après il me fait son boudin, j'préfère en rire et je lève les yeux au ciel, amusée, alors qu'il me laisse seule pour commander. Le coup de file passé, je l'ai donc rejoins dans la cuisine. J'ai peut-être intentionnellement joué mon aguicheuse devant lui. C'est ce qu'ils disent, mais c'est pas vrai. Non non. Nos cocktails ont une couleur verte. Ça colle bien avec les rondelles de citron qu'il ajoute sur les bords. Ronan a terminé, et mes babines me démangent déjà. Je veux goûter, tout d'suite ! Et pas que le verre, regardez-moi ce bellâtre aux fourneaux, sexy et sûr de lui. Si je m'écoutais, on le ferait direct sur le plan de travail. C'est pas Ronnie qui serait contre, tu penses. Il a beau prendre parfois ses distances, je sais comment le ramener à la maison. Bien au chaud sous mes draps. (pour pas dire entre mes cuisses, t'as vu j'suis distinguée hein ?) « Ben tiens, t'as qu'à juger par toi-même. » Un petit rictus prononcé, j'attrape la création maison qu'il me tend, tout en lâchant un subtile : « Merci, chéri. » Mon glaçon brûlant ne semble pas réagir à mon rentre dedans, et m'invite à retourner au salon. Et je le suis, comme un gentil petit caniche. Le type se met à l'aise, et j'hésite à faire de même. Non pas que mes Jimmy Choo me fassent mal, parce que j'adore marcher en talons, mais ce serait plus pratique, pour la suite. Héhé. Alors j'fais comme lui, je les enlève et me pose, gracieuse, sur le divan tout confort. Bien sûr, c'est à côté de lui que je me place et Ronan me propose de trinquer. « Bon alors... à notre soirée ? » « Qui ne fait que commencer. » Que je lui dis, en souriant bêtement. Les civilités faites, on peut enfin boire. Je me fais pas prier. Je goûte direct. « Uhmm, c'est excellent, j'adore. Pas trop acide, c'est parfait. T'es vraiment doué. » Sans même que je m'en rende compte, Ronnie chéri m'observe, que dis-je il me scrute, me toise comme un artiste devant son œuvre d'art. (oui mes chevilles vont très bien, merci) Puis, je ressens moi aussi le besoin de zieuter. Là, nos regards se croisent. C'est insistant et durant de longues secondes, j'admire ces yeux noisettes, ce visage d'ange presque inexpressif. J'ai dit presque. Putain, j'ai envie de.. Mais je sais pas comment il va réagir. Il est bizarre depuis quelques minutes. Oh, et merde. J'aspire un coup du jus alcoolisé et j'me débarrasse de mon verre. Dans le feu de l'action, je m'approche un peu plus de mon Ronan et hop, je chope ses lèvres. Un doux baisé, plein d'émotions, de sentiments. Avec un peu de langue aussi. C'était un besoin d'exprimer mon affection, voilà. Pour l'instant juste un baiser, j'le chevaucherai après manger. Chaque chose en son temps disait Grand-Mère. Quand notre embrassade se termine, j'ouvre les yeux, et il me fait une drôle de tête. Allez, je sens le froid du congèle qui va m'arriver en pleine gueule. « Quoi ? »

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Sam 3 Aoû - 17:27

« Merci, chéri. » Je fais mine de n'avoir rien entendu, de ne pas réagir, une fois de plus. Comme une règle qui me dicte ma conduite. Une règle à laquelle je ne dois pas déroger. Pour une des premières fois je crois, je la vois se mettre à l'aise à côté de moi. « Qui ne fait que commencer. » En effet, la soirée est bien loin d'être finie, n'est-ce pas ? Évidemment, vu qu'elle vient de commencer. Je trempe mes lèvres dans mon verre, tout en l'observant faire de même, attendant son verdict. « Uhmm, c'est excellent, j'adore. Pas trop acide, c'est parfait. T'es vraiment doué. » C'est drôle, j'aurais cru qu'elle allait me dire que c'était dégueulasse, rien que pour me faire chier, mais visiblement, on ne marche pas de la même façon, et des fois, je me fais peur tout seul. J'esquisse un sourire, ou ce qui y ressemble le plus, parce que son compliment flatte quand même mon petit égo. « Merci. », miracle, je la remercie. Normalement, je me serais contenté d'un hochement de tête. Mais elle a fait un effort, alors je me dois d'en faire un aussi. Alors que je l'observe en silence, je la vois soudain prendre une grande gorgée de son verre, avant de se rapprocher furtivement de moi. Je fronce les sourcils, mais n'aie pas le temps de me demander ce qu'elle manigance que ses lèvres sont sur les miennes. Je suis d'abord tellement surpris que mes yeux restent grand ouverts. Puis alors, au moment où ils se ferment et où je commence à répondre à son baiser, elle se retire, et j'en suis presque frustré. Le souffle court, honteux de m'être laissé surprendre ainsi, je la dévisage. « Quoi ? » Je ne sais même pas ce que je suis censé faire. Si je suis censé l'ignorer, ou réagir, être méchant, ou bien gentil.. En fait, plus ça va et moins je sais comment me comporter avec elle. Et c'est troublant. Voire désagréable, parfois. Sans un mot, je prends une petite gorgée et pose mon verre sur la table basse, comme si je n'allais pas réagir à ce baiser qui réveille toujours plus mon appétit pour elle. Puis soudain, sans prévenir, je me tourne vers elle brusquement, attrapant son visage entre mes mains avec fermeté. Mes lèvres s'accrochent de nouveau aux siennes, ma langue force l'entrée, je veux qu'elle sente avec quelle violence elle me déstabilise. Le baiser ne dure pas plus de cinq secondes, mais ça m'en donne le tournis, tant il a été fort et intense. Je la relâche soudain, et me lève, le souffle court, la laissant là sur le canapé, sans aucun mot. Cette fille me rend fou, complètement fou, et ça me frustre de ne plus avoir aucun contrôle sur moi-même quand elle est près de moi. Muet comme une tombe, je suis entré de nouveau dans la cuisine, prenant deux assiettes, des couverts, avant de tout ramener sur la table basse. Pas de chichis, j'ai envie de manger sur le canapé, et si ça ne lui plait pas, elle ira se mettre à table toute seule. Mais je doute qu'elle ne contredise mon programme, bien que si faut, la fin abrupte de notre baiser l'a laissée en colère contre moi, je n'en sais rien. Jouant aux indifférents, comme toujours, je me laisse alors de nouveau tomber sur le canapé. Le temps s'étire, il faudrait que cet idiot de livreur arrive, parce que sinon, je vais vraiment lui régler son compte, là sur ce divan. Je ne tourne même pas la tête vers elle. Je sais que ça l'énerve quand je joue à celui qui l'ignore un peu. Mais c'est ça ou mes pulsions prennent le dessus. Pour faire "passer le temps", j'attrape la télécommande, zappant sur les chaînes sans rien trouver d'intéressant à mettre. « Le cocktail te plait, on dirait. » commenté-je seulement, un sourire taquin aux lèvres.

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Lun 5 Aoû - 21:24

AU DÉBUT, C'ÉTAIT LE PARADIS, PUIS J'AI ATTERRIS. UN COUP FROID, UN COUP CHAUD, HEUREUSEMENT QUE T'ES BEAU. MAIS Y'A PAS QUE LE PHYSIQUE. JE TE SENS DANS MES TRIPES. C'EST COMPLIQUÉ DE TE GÉRER. FAUT ÊTRE PATIENTE ET T'ADULER. MAIS MÉFIE-TOI, SI C'EST GLACIAL, J'ME TIRE FISSA. MÊME SI J'TROUVERAI PAS TON ÉGAL.
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Mon « Quoi ? » le laisse un peu con, j'ai l'impression. Pendant deux secondes, il réagit pas trop. Ah, si, il boit son p'tit verre. Okaaaay. J'hallucine, il évite sérieusement ma question là ? Non mais allô. Ce baiser, il était spé, pas comme il devrait être. Et j'suis sûre que c'est parce que quelque chose le gêne. Vas-y, t'sais quoi ? J'vais lui faire la gueule ! Ou pas, parce que tout à coup, Ronnie se rattrape. Aï Dios Mio, quel rattrapage ! Un baiser, des plus torrides. Intense, brusque et passionné. Comme je les aime. Le seul hic, c'est qu'il ne dure pas. Non, monsieur s'en va, me laissant sur le canapé, toute chamboulée. « Wow, ça c'était un putain de baiser ou j'm'y connais pas. » Heureusement, il n'a pas entendu ma remarque. J'en serais toute rouge de honte. (qui tu crois berner là ? on sait tous que t'en profiterais pour le chauffer) Ronan se ramène peu de temps après, pour mettre table. On va manger sur la table basse ce soir. Youpi ! C'est l'aventure, on va manger comme des sauvages. Je me retiens difficilement de faire une remarque. Fais pas ta pute, Anne-Sophie, que je me dis. BON, il fou quoi ce livreur ? D'habitude ils arrivent plus vite hein. Ah, mais oui, suis-je blonde, d'habitude ils livrent chez moi. Bref, l'attente risque d'être longue. Surtout avec l'handicapé des sentiments qui se trouvent à ma droite. T'sais pas ce qu'il ose faire là ? Ronan Des Pugets, dît Ronnie, se cale devant la télé. Alors que je suis là, juste sous son nez. Plus bonne que jamais. Je demande pas non plus à ce qu'il me saute là, dans la seconde. Mais me témoigner un minimum d'attention, c'est trop demander ? Apparemment oui. Il me regarde même pas. C'est décidé, je boude ! Et quand je boude, je tiens à ce que toute la planète soit mise au courant, sinon, c'est pas drôle. Croisant et les bras et les jambes, je tire une gueule monumentale, en détournant le regard. « Le cocktail te plait, on dirait. » J'étouffe un rire jaune, avant de lui répondre, sans même tourner la tête. « Ouais, et même que lui il lâche pas mes lèvres pour mater la télé. » FEU. Ça, c'était la première salve, et encore, elle était douce. Ça peut tout à fait empirer. Voir dégénérer. Ne jamais vexer Anne-Sophie Mercier, bitch, tu pourrais bien le regretter.

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MessageSujet: Re: → la chaleur du glaçon. (ronnie)   Ven 9 Aoû - 0:41

Qu'est-ce t'as fait ? Je sais pas, j'en sais rien moi ! Mais je crois que j'ai fait une connerie. Que j'aurais pas dû l'embrasser comme ça, si fort. Parce que même moi ça m'a retourné, vous savez. Parce que je contrôle plus rien avec elle, et que ça me fout une trouille monstre. Je la laisse là-bas sur le canapé, parce que j'ai peur de ce que je pourrai faire. Faire, ou dire. Alors je m'enfuis, comme toujours. Enfin, ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'elle me fasse la tête quand je revienne, et je devine bien vite que mon comportement l'a vexée. À vrai dire, je crois que je préfère la voir vexée plutôt qu'elle ait eu le temps de surenchérir à mon baiser enflammé. Je serais devenu encore plus faible que je ne le suis à cet instant. Je l'observe avec un brin d'amusement. Elle a les bras et les jambes croisées. On dirait une enfant de dix ans, et putain qu'elle est belle pourtant. Son air sérieux et révolté la rend encore plus désirable. Il va falloir que je me calme. « Ouais, et même que lui il lâche pas mes lèvres pour mater la télé. » Un sourire amusé étire mes lèvres qui tentent encore d'oublier le goût alcoolisé de celles d'Anne-Sophie. C'est dur, d'ailleurs, d'oublier ce putain de goût, mais j'essaie, en me concentrant sur sa mine boudeuse. Elle ne tourne pas la tête vers moi, mais je reste quand même là à sourire comme un débile, à côté d'elle. Ma main se déplace doucement jusqu'à son bras, que je caresse d'amont en aval de petits mouvements, tout en continuant de chercher inlassablement son regard, en vain, visiblement. « Eh bien, t'as qu'à te marier avec lui, si il te plait tant que ça. » lui répliqué-je alors, avec un léger rire presque moqueur. Moqueur, parce que je me désole à me croire presque jaloux d'un verre de cocktail. Sérieux, je me fais de la peine tout seul. J'imagine même pas si je la voyais embrasser un autre type, sous mes yeux. Bordel, rien que dans ma tête, le mec a la tête arraché là. Je continue doucement mes caresses sur son bras, avant de me rapprocher doucement, l'air sournois et malicieux. « Eh bah alors..? Tu fais du boudin ? » lui murmuré-je tout doucement près de son visage, en observant chacun de ses traits. Oui, je sais que je risque de m'en manger une sévère, mais en même temps, je sais qu'elle ne peut me résister que difficilement. Au moins, elle et moi avons un sacré point commun : celui d'être terriblement faible en présence de l'autre. Et ça, je suis pas prêt de le lui avouer.

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