I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile
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 I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile

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MessageSujet: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mar 30 Juil - 13:19



« T’es sûr ? Ca me dérange pas que tu sois là. On a assez d’assiettes pour trois. » Non, il insiste. Ronan ne restera pas ici ce soir. Certes le principe de ce diner était un tête à tête tout ce qu’il y a de plus romantique pour faire plaisir à Cécile et passer un bon moment avec elle mais par politesse Jules invitait son coloc à rester. Si comme à son habitude il comptait rester dans sa chambre à bosser il n’y voyait pas d’inconvénient bien que, il est vrai, le fait qu’il insiste pour les laisser seuls ne le dérangeait pas réellement. Jules faisait son possible pour que son ami n’ait pas l’impression d’être de trop dans l’appart. Bien qu’ils payaient le loyer à deux, Perniac ne voulait pas que Ronnie se sente dégagé à coup de pied au cul de leur appart’ du Marais. Ne perdant pas une minute de plus pour se remettre aux fourneaux, l’apprenti cuisinier mettait ce soir les petits plats dans les grands pour sa belle. A peine était-il revenu de sa petite escapade en ville, et accessoirement de son café avec la étonnante Coline Duvauchelle, qu’il s’était déjà lancé dans l’élaboration de son diner. Certes il aimait cuisiner mais cela lui permettait aussi d’oublier certaines choses, de faire le vide dans sa tête, de ne plus penser à elle. Il lui arrivait de s’en vouloir comme un dingue vis-à-vis de Cécile et pourtant comme à chaque fois il se trouvait une excuse. « Ce n’est qu’un café » oui enfin presque. Soit, pour l’instant il s’agitait dans tous les sens pour être prêt à temps, dans son euphorie il ne se rendit même pas compte que Ronan était partit. Ce n’est que lorsqu’il s’occupa de rendre le salon moins minable entre deux cuissons qu’il s’en aperçu. A eux deux ils n’étaient pas spécialement bordéliques mais l’appartement en lui-même était d’une pauvreté lamentable. Éjectant un meuble détruit par les soins de son ami lors d’une de ses crises, il le balança dans sa chambre en prenant bien soin de fermer la porte. Il manquerait plus qu’elle pense qu’ils étaient sauvages. Ce n’était pas la première fois que Cécile se rendait à leur adresse mais tant qu’à faire les choses, autant les faire bien.
La sonnette retentit. Elle tombait à pic, il sortait tout fraîchement de la douche et son timing était parfait. Beaucoup moins classe que lors de son café en ville où il arborait encore sa tenue de travail contrastant fortement avec le jean et le t-shirt qu’il portait actuellement, il vérifia une dernière fois sa cuisson avant d’aller ouvrir la porte. « Bonsoir » Un sourire charmeur et les yeux pétillants, il déposa un baiser sur ses lèvres avant de la laisser rentrer. Une sorte de mot de passe, dira t-on. Ce soir elle était encore plus belle que les autres jours. Il regretta presque d'avoir fait de la bonne bouffe, parce que si ça ne tenait qu'à lui il aurait switché l'étape du diner. « J'ai pas encore fini de tout préparer » lâcha t-il un peu dépité. Passant nerveusement sa main dans ses cheveux, il ferma la porte derrière la jolie blondinette. Se mouvant à ses côtés, leurs visages furent tout à coup si proches qu'il ressentait la furieuse envie de la dévorer de baisers. « Laisse moi te débarrasser. » L'une de ses mains vint s'enrouler autour de la anse du sac de Cécile afin de l'en libérer. Avec cette proximité il ne pouvait s'empêcher de lui livrer un second baiser. C'est pas le tout mais avec tout ça sa viande allait cramer. Se distançant de quelques pas, il déposa le sac de sa bien-aimée sur le meuble d'entrée avant de la convier à le suivre. « Je t'invite dans la cuisine du chef ! »
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mar 30 Juil - 14:13



La journée était belle. Trop belle pour rester enfermée. Mais aujourd'hui je m'y tiendrais : je devais étudier. Je le devais à mon père, je le devais à Jules. Après cette pause d'un an, qui contrairement, à certains étudiants de ma promo qui avaient pris un an entre le M1 et le M2, n'avait pas pour but de découvrir le monde ou faire un stage dans un laboratoire pour aborder le M2 avec plus de sécurité, mais juste l'expression d'un ras-le-bol généralisé. Les études que j'avais toujours voulu faire m'ennuyaient, je préférais sortir jusqu'à quatre heures du matin plutôt qu'être debout à huit heures pour bosser. J'avais arrêté, un point était tout. C'était sans compter sur mon délicieux petit ami qui avait décidé que faire la fête n'était pas pour moi et que je devais retourner à mon statut très sage d'étudiante en pharmacochimie. Deux mois et demi. C'était le temps qu'il avait fallu à Jules pour me mettre un dossier d'application sous le nez et à me le faire remplir. Deux mois et demi. Certains fois, en y pensant, je me demandais comment une chose pareille avait pu arriver. Et puis peut importait, finalement. Mais maintenant j'avais an de soirées à oublier pour me remettre totalement dans mes études. Et Ambroise Paré lui même savait très certainement que deux mois d'été ne serait certainement jamais assez pour "réviser" la totalité d'une année de maîtrise. Voilà ce qui me gardait chez moi par une belle journée d'été. Je m'étais autorisée le luxe de travailler toutes fenêtres ouvertes - ce qu'aurait sans doute désapprouvé Jules - pour ne pas totalement dépérir du manque de soleil. La Niçoise que j'étais ne s'était jamais totalement habituée au temps de Paris.
18:00. Pas une minute de moins, mais surtout pas une de plus. Jules m'avait convié à dîner ce soir et même si je ne devais le retrouver qu'à 19h30 chez lui, je tenais à avoir le temps de me préparer. Habituellement, au bout de 4 mois, je n'aurais pas pris autant d'attention à ce genre de détails. "Habituellement". Ma pauvre fille, tu ne gardes jamais un mec autant de temps Me repris-je consciencieusement. Pour dire la vérité, toute la vérité et seulement la vérité, non, il n'était pas "habituel" pour moi de m'attacher à quelqu'un comme ça, et il n'était pas non plus "habituel" que l'histoire dure plus d'un mois et demi, deux mois au plus. Mais Jules était une exception et j'aimais les exceptions. Ce qui expliquait l'attention toute particulière à me préparer à chaque fois que je le voyais, même si il avait dû s'habituer à ma bouille ensommeillée sans pixel au réveil. Quoi qu'il en soit, ce soir j'avais envie d'être jolie et de lui faire plaisir. Depuis quand était-il un crime que de se faire belle pour l'homme que l'on aime ?
19:30 précise. Je lissais ma petite robe noire avant d'appuyer sur la sonnette de chez Jules. Sac à main sur le bras droit, sac en papier à bout de bras gauche, je devenais une gamine qui attendait son premier amour : ravie de le retrouver, les joues roses et le sourire aux lèvres. La porte s'ouvrit sur Jules dont le visage reflétait une expression similaire. Ses yeux noisettes pétillaient, ses lèvres dessinaient un sourire parfait. J'aimais cette simplicité à m’accueillir, sans chichi, content de me voir. « Bonsoir » Il déposa un baiser sur mes lèvres, achevant de contenter mon esprit apaisé par la perspective de cette soirée. 
« J'ai pas encore fini de tout préparer » Me dit-il alors qu'il fermait la porte derrière moi. Un soupçon de déception transparaissait dans sa voix. Je souris doucement. « Cela signifie t'il que je vais pouvoir observer le chef dans son art ? » Mes yeux croisèrent les siens, ravi de le retrouver après une journée très studieuse. « Laisse moi te débarrasser. » Sa main se glissa en douceur sous l'anse de mon burberry, cadeau de papa pour mes 18 ans, alors que ses lèvres trouvaient à nouveau les miennes. Si je n'avais pas eu du vin dans l'autre main, je l'aurais volontiers retenu près de moi un moment. Mais déjà mon petit ami m'échappait. « Je t'invite dans la cuisine du chef ! » Chic alors ! La perspective de le voir aux fourneaux me plaisait beaucoup. J'admirais tout ce qu'il pouvait être, mais surtout cette détermination qu'il avait à accomplir son rêve. Je n'étais rien qu'une gamine gâtée à côté de lui. La cuisine c'était tout pour lui et il se retrouvait à bosser comme serveur pour payer ses études. Si je me doutais que mon père n'aurait jamais approuvé le choix de Jules - pas assez bien, pas assez riche, pas assez diplômé - je me foutais bien de ces considérations. A Nice j'étais une jeune fille bien élevée. A Paris, j'étais une étudiante avec un peu de moyen. C'était cette Cécile là que je voulais être avec Jules. Pas la Cécile de mes parents. « J'ai pris du vin mais comme je ne savais pas ce que tu cuisinais, j'ai une bouteille de rouge et une de blanc. Fais ton choix ! » Lançais en le suivant dans la cuisine. Je déposais le sac sur la table, le laissant à ses occupations culinaires, sans le perdre des yeux une seconde. « Que vais-je donc manger d'inoubliable ce soir ? » Murmurrais-je en me glissant derrière lui, mains autour de sa taille et tête sur son épaule.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mar 30 Juil - 22:53

Cécile était magnifique dans sa petite robe noire. Jules était ravi de la retrouver pour ce petit diner en tête à tête, quoi que plus ça allait et plus il avait envie de dégager cette robe semblant si légère et obsolète. Il se sentait plouc à côté d’elle, elle avait mis le paquet et lui… il sortait son vieux fute qu’il chérissait depuis au moins deux ans. « Cela signifie t'il que je vais pouvoir observer le chef dans son art ? » A ces mots le sourire de Jules s’étira un peu plus, un rire s’échappant de ses lèvres. « On peut dire ça comme ça » Il n’avait pas la prétention de parler d’art et encore moins de se qualifier de chef mais oui, dû à son retard Cécile serait contrainte de le suivre en cuisine. Quoi qu’elle n’en était pas obligée, si elle voulait s’engouffrer dans le canapé à ressors pour checker la télé il n’y voyait aucun inconvénient. Songeant à la débarrasser de ses affaires, il s’occupa de la libérer de son sac à main, ne se faisant pas prier pour l’embrasser au passage. Finalement il eut bel et bien la prétention de se qualifier lui-même de chef en invitant sa belle à la cuisine. Attention, LA cuisine. Le sanctuaire. « J'ai pris du vin mais comme je ne savais pas ce que tu cuisinais, j'ai une bouteille de rouge et une de blanc. Fais ton choix ! » Bien que le contexte de la soirée était romantique, la bourse de Jules ne lui permettait pas d’acheter les ingrédients en accord avec sa volonté. Ainsi pas de folies, rayé le poisson ou le foie gras, ce soir ce serait poulet. Et avec le poulet, on opte pour du rouge. « Ce sera la rouge pour ce soir. Elle s’accorde mieux à ta robe. » Lâcha-t-il dans une drague second degré. Se remettant aux fourneaux, il sentit ses mains venir s’aventurer sur ses hanches. « Que vais-je donc manger d'inoubliable ce soir ? » A espérer que le terme inoubliable qualifie une qualité de nourriture élevée et non pas un foiré complet. Il tentait cette combinaison pour la première fois alors à espérer que ça fonctionne. « Ce soir je vous propose mademoiselle une linguine de courgettes au balsamique et son chèvre frai accompagné d’un poulet légèrement aromatisé de miel et balsamique. » Et avec l’accent provençal s’il vous plait. Sa main accompagnant ses paroles tel un chef d’orchestre en plein concert, il laissa légèrement retomber sa tête sur celle de Cécile le temps de quelques secondes, ne quittant pas sa préparation des yeux. Le dessert pas contre ce sera macarons. La pâtisserie n’était vraiment pas son domaine et comme il n’y a pas de petites économies il avait banni les fruits. Il le regretta tout à coup, pensant que ça aurait pu être beaucoup plus agréable de ce temps-là que des macarons qui avaient pris un sacré coup de chaud lors de son café improvisé.  « Il était plutôt réussi cette fois, non ? » A l'entendre parler il avait saisi l'accent des sudistes et à force d'entrainement il avait fini par choper le truc. D'entrainement, oui. Il aimait bien cet accent. Particulièrement lorsque Cécile s'énervait, son accent s'accentuait encore plus et cela la rendait bien mignonne à des moments non propices. Terminant les quelques bricoles restantes, il pivota enfin en direction sa direction « Tu es affamée ou on a un peu de temps devant nous ? » Lui prenant les mains, il se rapprocha d'elle prêt à lui dévorer le cou de baisers. C'était chaud, certes, mais il fallait bien laisser refroidir un peu avant de passer à table.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mer 31 Juil - 8:32

« Ce sera la rouge pour ce soir. Elle s’accorde mieux à ta robe. » Vendu pour du rouge alors. Je connaissais la situation financière de Jules, qui ne pouvait pas se permettre de telles choses. Ou alors du mauvais vin au Monoprix du coin, ce qui serait gaspiller l'argent qu'il mettrait dedans. De mon côté, je pouvais encore largement me permettre de bonnes bouteilles de vin ou quelques folies sans que cela dérange qui que ce soit. De toute façon, j'étais passée maître dans l'art de me faire inviter par la "haute" parisienne depuis mon arrivée ici, alors focaliser mes dépenses sur mon alimentation et apporter quelques petites choses à Jules n'était pas franchement problématique. Au contraire, j'espérais même lui faire plaisir. Ce qui incluait aussi, à chacune de ses visites, de planquer tout au fond de mon congélateur tous les plats préparés que j’affectionnai tant pour éviter son regard désapprobateur. Mais ce soir, j'avais comme dans l'idée que je n'allais pas manger des pâtes au ketchup. Ce qui, d'ailleurs, n'était pas plus mal. « Ce soir je vous propose mademoiselle une linguine de courgettes au balsamique et son chèvre frais accompagné d’un poulet légèrement aromatisé de miel et balsamique. » Et avec l'accent, s'il vous plaît. Avec MON accent. Enfin, un accent qui se rapprochait du mien. Une tentative d'accent sudiste. Il posa un instant sa tête contre la mienne, me laissant loisir de déposer un léger baiser sur sa joue. « Il était plutôt réussi cette fois, non ? » J'échouais à retenir un rire alors qu'il se détachait de moi pour achever ce qu'il avait à finir. « C'était... pas mal. Mais c'est MON accent. » Répondis-je en souriant. Mon Lillois de petit ami se retourna enfin vers moi, souriant. J'aimais mieux ça. « Tu es affamée ou on a un peu de temps devant nous ? » Un peu de temps devant nous ? A voir les étoiles dans ses yeux, j'avais plutôt intérêt à ne pas avoir faim oui. Glissant mes mains autour de sa nuque, je m'approchais tout près de lui, mes lèvres à quelques centimètres des siennes. « Je ne suis affamée que de baisers d'un certain chef lillois... » Chuchotais-je. J'avais attendu toute la journée pour un moment rien qu'à nous, le retrouver lui et toute cette douceur qu'il m'apportait. Alors maintenant que je l'avais rien que pour moi, je comptais bien en profiter. Et si un regard valait mille mots, le baiser que je lui offrait maintenant vaudrait bien mille regards.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mer 31 Juil - 16:11

Mine de rien l’accent du sud c’était toute une technique. Au début c’était pas gagné puis à force de parler à Ronnie avec, ça commençait à venir. Son pauvre coloc’ avait droit à ses piètres imitations de mec provençal tout ça pour ensuite le soumettre au jugement d’une juge ô combien difficile à convaincre. « C'était... pas mal. Mais c'est MON accent. » Donc c’était réussi. La fierté de ces sudistes n’avait décidemment aucune limite ! Il pouffa, retirant sa marinade du feu. « Sois pas jalouse. » Genre. Terminant enfin les quelques détails qu’il lui restait à régler, il put reporter toute son attention sur Cécile dont le parfum enivrait déjà ses narines. « Je ne suis affamée que de baisers d'un certain chef lillois... » Ils étaient visiblement tous les deux affamés de la même façon. « Ah oui ? Ça tombe plutôt bien. » Ce fut sa seule réponse avant de prendre possession de ses lèvres. Ses mains venant remonter le dos de celle qu’il jugeait comme la plus attirante des niçoises, il en oubliait tout ce qui pouvait être autour d’eux. Il la voulait toujours plus près de lui, ses doigts venant froisser sa robe légère, l’idée de diner lui passait complètement au-dessus. Ca, c’était jusqu’à ce que ses yeux ne se rouvrent sur la boîte de macaron. Trônant fièrement sur la table derrière Cécile elle semblait le narguer fièrement. Se stoppant quasi-net, il écarta légèrement sa dulcinée. « J’ai oublié de ranger ça. » Jules n’avait rien d’un maniaque, la plupart du temps il se foutait complètement que ce soit bordelique ou parfaitement rangé mais là il devait virer ça de son champ de vision au plus vite. Enfermant la boîte derrière les portes d’un placard, il soupira. Avant c’était elle qui venait foutre son bordel dans ses couples, maintenant c’était lui qui l’introduisait par lui-même. Là, de suite, il appréhendait de faire face au regard qu’il sentait oppressant de Cécile. Tournant les talons brièvement, il tenta d’arquer un sourire. « Ils allaient fondre au soleil. » Son excuse était pitoyable, il l’avait bien sentit en la débitant. Clairement il lui était impossible de lui avouer que cette petite boîte possédant en consonance Coline Duvauchelle était la témoin d'une pause en terrasse que Cécile serait bien loin d'approuver. Ce soir il voulait à tout prix éviter la dispute, c'est dans cet optique qu'il passa du coq à l'âne. « Mmmh je suis affamé, on se met à table ? » Alias le mec qui ne saivait pas faire distraction. Faussement enjoué, il se rua sur les plats qu’il s’empressa d’emmener dans l’autre pièce. Pour se rendre plus crédible il aurait pu lui déposer un baiser, il y avait pensé, mais la force lui manquait. Disposant ses plats sur la table il pria le ciel pour que la jolie blonde qu'il venait de laisser en plan arrive vers lui le moins rapidement possible.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mer 31 Juil - 19:28

« Ah oui ? Ça tombe plutôt bien. » Ses mains dans mon dos, mes lèvres sur les siennes, le temps aurait pu s'arrêter que je ne l'aurais pas vu. Ou peut être étions nous juste hors du temps dans ces moments là. Le temps s'arrêtait pour nous et continuais ailleurs, nous laissant seuls, perdus dans les yeux l'un de l'autre. J'avais attendu ce moment toute la journée et je m'en délectais sans modération. Pour une fois, tout était juste simple, calme, sans prise de tête. Brusque choc. Les lèvres de Jules quittèrent les miennes, la moindre sensation de contact avec lui disparu d'un seul coup. « J’ai oublié de ranger ça. » J'ouvrais des yeux grand étonné pour le sentir derrière moi, refermant à la va vite un tiroir. Volte face, regard interrogateur. « Ils allaient fondre au soleil. » Je fronçais les sourcils. Qu'était-il de si urgent pour qu'il interrompe ainsi un tel moment ? Il y avait une certaine tension dans l'air, il semblait gêné. « Effectivement, c'était urgent. » Répondis-je légèrement ironique. C'est alors que mon regard s'attarda particulièrement dans la pièce qui était surtout éclairée par la lumière artificiel de la lampe au plafond. Effectivement, danger de soleil. Tout avait changé en une fraction de seconde et je doutais que sa préoccupation première ait vraiment été de ranger quelque chose à l'abri du soleil. J'avalais difficilement ma salive alors qu'il évitait mon regard. Qu'avais-je fait de mal ? N'étais-je pas assez jolie ? Pas assez à son goût ? Aurais-je omis de me brosser les dents avant de venir ? Mon esprit cherchait mille causes quand mon cœur était juste au bord du gouffre. « Mmmh je suis affamé, on se met à table ? » Sa question m'acheva. Quelque chose n'allait pas. Vraiment pas. Il attrapa ses plats pour passer dans l'autre pièce, me laissant seule avec mes doutes. Fatiguée par une journée complète à faire de la chimie, j'avais quelques espoirs pour ce soir, le premier étant de passer une soirée calme et sans prise de tête. Et tout venait de voler en éclat comme ça, en une fraction de seconde. J'inspirais profondément, tentant de me calmer. Soudain j'avais froid, ma gorge se serrait et je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi et vider un pot de Nutella pour me réconforter. Mais vu la situation, filer à l'anglaise me semblait un peu compliqué. J'entrepris de faire quelques pas dans la cuisine, histoire de me remettre les idées en place. Après tout, je me faisais sans doute des idées, Jules était probablement inquiet que les plats ne refroidissent et il s'inquiétait aussi que son dessert ait pris le soleil plus tôt dans la journée. Mais oui, c'était sans doute ça. J'attrapais la bouteille de rouge sur la table et farfouillait dans les tiroirs à la recherche d'un tire-bouchon. Voilà. Ouvrir du vin me demanderait de la concentration, activité parfaite pour se changer les idées. Une fois la tâche remplie, j'inspirais à nouveau profondément. Sentir le vin. Vérifier le bouchon. Okay, tout était bon. Je fixais un instant la lumière des yeux, pour vider toute tentative de larmes qui aurait pu s'y glisser et arborait mon plus beau sourire. J'attrapais la bouteille et rejoignit Jules dans la pièce à côté. « J'ai très faim aussi et ma curiosité m'oblige à vouloir goûter à tes plats ! » Ton faussement enjoué mais teinté d'un peu plus d'accent que d'habitude. Je posais la bouteille sur la table et m'installais en face de lui, tentant de faire bonne figure.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Mer 31 Juil - 20:47

Sa parade était pathétique et au ton qu’employait Cécile il était évident qu’elle avait saisi. Depuis toujours Jules et le mensonge n’avaient pas fait bon ménage. Dommage puisque ça aurait évité bien des conflits avec sa copine actuelle, poste présentement occupé par Cécile la jolie blonde qu’il venait de laisser en plan dans la cuisine. C’est pas comme s’il songeait à lui enlever sa robe quelques minutes plus tôt. Les plats désormais sur la table, Jules s’en accoudait, le regard dans le vide. Ses pensées s’envolant vers d’autre cieux.  Il était parfois dérouté par ses propres attitudes. Fut un temps où il n’en s’en rendait pas compte mais maintenant il avait bien compris ce qu’il se passait dans son esprit dès qu’il la revoyait. Aujourd’hui était un jour différent, plus que l ‘avoir entraperçue il lui avait parlé et par la plus grande des surprises celle qui fut son premier amour était redevenue humaine, laissant derrière elle la drama queen qui s’amusait autrefois à lui pourrir la vie. Il ne pouvait se résigner à l’oublier complètement lorsqu’elle était détestable alors maintenant qu’elle se montrait de nouveau sous son ancien jour, les neurones de Jules se retrouvaient dans un violent big bang. Il avait Cécile maintenant, merde. Tout se passait bien entre eux, tout pouvait être parfait si seulement il n’y avait pas ce point noir au milieu du tableau. Tout se passait peut-être trop bien. Il faut dire qu’il en avait vu passer Perniac, des styles de copines. De l’hystérique en passant par la blasée il avait tout essayé. Cécile était l’une des plus équilibrées, celle dont il ne songeait même pas à une possible fin. « J'ai très faim aussi et ma curiosité m'oblige à vouloir goûter à tes plats ! » Appuyé contre la table, il sortit de ses rêveries à l’entente de la douce voix qui venait vers lui. « Ah. » répondit-il comme absent. Sans même songer à lui tirer tel un gentleman sa chaise ou quoi que ce soit, il s’assit en face d’elle. Il ne remarqua même pas l’accent plus prononcé qui trahissait la tristesse de la niçoise. Prenant l’initiative de remplir leurs verres du vin rapporté par ses soins, il se décida à ouvrir de nouveau la bouche. Il sentait qu’il devait le faire. Même si Cécile ne lui avait rien reproché il y avait cette atmosphère gênante qui s’était installée.  « Tu as passé une bonne journée ? » Quelques secondes lui suffirent à réaliser que cette question était typique des couples qui n’avaient rien à se dire, il prenait vingt ans rien qu’en la posant. Il fallait qu’il trouve autre chose, c'en était urgent rien qu'à voir le regard de Cécile. Tel un blaireau il chercha, chercha et là son regard se posa sur la bouteille de vin. La prenant en main, il regarda l’étiquette et enchaina maladroitement. « Oh c’est de la bonne qualité ! T’aurais pas dû tu sais… j’ai même pas fait l’effort d’investir dans du saumon ou du foie gras… enfin t’sais des choses un peu plus classes que du poulet. » Jamais il n'avait eu honte de son porte monnaie troué bien que ça l'emmerdait très, très fortement. Seulement il y avait des fois où c'était un véritable fléau, comme maintenant par exemple.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Jeu 1 Aoû - 18:14

Être assise en face de lui et sentir cette tension n'avait rien de bon. Au contraire, cela me terrifiait. Il y a quelques minutes, tout était encore bien. D'un seul coup, comme on passe du jour à la nuit, le soleil avait disparu, laissant place à un temps d'hiver. Un mauvais temps d'hiver. Certains disent qu'un dîner en silence entre un couple est signe de fin. De toute la mémoire qu'il me reste de mon enfance, je dirais qu'un dîner en éclat n'était pas une bonne chose non plus. Les éclats de voix... Exemple parental brillant donné par une mère qui avait abandonné son statut et d'un père qui s'était finalement remariée à une brune décolorée, bête comme ses pueds. A réflexion cependant, j'ignorais si je préfèrerais les éclats de voix ou le silence absolu. L'un comme l'autre n'annonçant rien d'agréable.  « Tu as passé une bonne journée ? » Je relevais les yeux vers Jules. C'était tout ce qu'il trouvait à me dire ? Pour un peu, son ton détaché m'aurait donné de l'urticaire. Si c'était tout ce qu'il avait, oui, je n'avais plus qu'à prendre mon sac et à rentrer chez moi. Je faisais ça pour lui : reprendre mes études, me faire belle, venir avec une bonne bouteille de vin. Et lui me voyait à peine. Je me mordis la langue. Cette situation me mettait mal à l'aise, je me sentais fragile. Fragile comme une poupée de cire, en proie à ses mots comme des épines. Voilà ce qu'était Jules par moment : un gentleman qui vous offre des roses, un imposteur qui y laisse les épines. Et moi j'étais une jeune femme qui rêvait à ses roses et ressortait les mains ensanglantées. « Oh mais oui, j'ai passé la journée dans l'étude des molécules. Pouvais-je rêver mieux ? » Vlan, prends ça dans la figure. Il ne semblait pas remarquer que j'étais agacée par son attitude et son ignorance m'agaçait encore plus. Je baissais les yeux alors qu'il attrapait la bouteille. « Oh c’est de la bonne qualité ! T’aurais pas dû tu sais… j’ai même pas fait l’effort d’investir dans du saumon ou du foie gras… enfin t’sais des choses un peu plus classes que du poulet. » Et voilà que je le renvoyais à notre différence de niveau de vie. Pour une simple bouteille de vin. J'étais une idiote, une véritable idiote. Je voulais juste marquer le coup, me permettre quelque chose pour participer un peu au dîner, à ma façon.  « J'ai pensé que ça te ferais plaisir... » Répondis-je à mi-voix, triste qu'il le prenne comme cela. « Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Excuse moi. »
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Jeu 1 Aoû - 19:25

La gentillesse. Jules était la gentillesse personnifiée. Le problème avec cette qualité c’est que lorsqu’elle est trop importante ça en devient un réel fléau. Donner de l’argent à n’importe quel clodo et se faire prendre pour un con n’étant rien comparé à la faculté de mettre les pieds dans le plat que cela lui apportait. La situation avec Cécile était gênante. La tension qui s’était installée autour de cette table semblait trop pesante pour les deux personnes qu’ils étaient. Alors quoi de plus naturel que de poser une question, une simple formalité, afin de dérider les visages ? « Oh mais oui, j'ai passé la journée dans l'étude des molécules. Pouvais-je rêver mieux ? » Dans ta gueule, reviens plus tard quand tu te seras sorti l’autre de la tête. Tout homme normal lui aurait dit que si elle voulait arrêter ses études c’en était son droit, qu’il ne l’avait en rien obligée ou quoi que ce soit. Avoir réclamé un dossier pour elle, par gentillesse encore une fois, aurait donc été une stupide erreur ? Il se rendait bien compte qu’elle lui reprochait là les journées d’été qu’elle s’entêtait à passer dans sa chambre afin de réviser le mieux possible. A vrai dire il le prenait mal. Il aurait pu lui exposer sa façon de penser mais ç’aurait été trop simple. Au lieu de ça il prenait sur lui, ignorant la remarque. Le problème avec cette bulle c’est qu’elle ne cessait de grossir sans que personne n’ose l’éclater. Changeant de sujet du tout au tout en reportant son attention sur la bouteille de vin, il faut croire que sa tentative fut une fois de plus vaine puisque Cécile sembla vexée par la remarque. Soit il était complètement con soit elle se sentait irritée à la moindre remarque, qui n’en était pas une de son point de vue. A trancher il y avait des deux. « J'ai pensé que ça te ferais plaisir... » Là son cerveau beuga quelques minutes, le visage incompréhensif face à la réaction de Cécile. Il ne comprenait pas bordel, qu’est-ce qui clochait chez eux ?! Pour des simples macarons voilà que toute la soirée était gâchée. « Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Excuse moi. » Oulà mais elle n’y était pas du tout là ! Un peu paniqué par la mine toute triste de sa copine, Jules ne tenta même pas une énième pirouette. Ils avançaient droit dans le mur à ce rythme-là, c’est comme si à chaque fois qu’ils essayaient de communiquer ils aggravaient leur cas. « C’est pas le cas Cécile. Je suis touché par ton attention, c’est tout… » tenta-t-il vainement. Marquant une courte pause dans ses paroles, après un léger moment d'hésitation il se lança dans un soupire. « C’était pas une reproche. J’ai l’impression que tu me donnes le rôle de ton père des fois. T’agis comme si je te grondais à la moindre remarque ou juste par rapport à… tes études. » Il était là le véritable problème dont il ne lui avait jamais parlé. Elle semblait parfois faire les choses à contre-coeur comme s'il l'en obligeait. Son ton se voulait doux, sa voix ne montait pas d'un cran et il semblait simplement... embarrassé, comme s'il ne savait plus quoi faire pour arranger la situation.
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MessageSujet: Re: I could see it in your eyes, your swelling sad tears - Cécile   Jeu 1 Aoû - 20:24

« C’est pas le cas Cécile. Je suis touché par ton attention, c’est tout… » Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Je n'arrivais pas à faire la part des choses ce soir visiblement. Le détachement de Jules dans la cuisine me laissait toujours perplexe. J'étais épuisée par la journée, mon esprit mélangeait molécules et équations chimiques, je me sentais mal dans ma robe. Nerveusement, j'attrapais une mèche de mes cheveux et l'entourait autour de mon doigt. D'un seul coup j'étais perdue, mal à l'aise et j'étais incapable de réagir correctement. La chaleur, la journée, la contrariété et Jules qui ne semblait pas dans son état normal me rendait fragile. J'avais chaud, j'avais froid, je ne savais plus quoi dire. « C’était pas une reproche. J’ai l’impression que tu me donnes le rôle de ton père des fois. T’agis comme si je te grondais à la moindre remarque ou juste par rapport à… tes études. » J'inspirais avant de cacher mon visage entre mes mains. Non. Non il n'avait pas le droit de dire ça. Et puis il ne connaissait pas mon père. Si il le connaissait il ne l'aurait pas dit d'ailleurs. Je sentais son regard sur moi. Pesant, interrogateur. Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas l'affronter, je refusais de l'admettre. J'avais peur. Peur de le perdre, peur de me perdre. J'avais peut être toujours eu peur. Et reprendre mes études était encore une nouvelle confrontation face à ça : j'avais déjà redoublé une fois, je ne supporterais pas d'échouer à nouveau. Encore moins échouer à nouveau dans le regard de Jules. Lui croyait en moi. Beaucoup plus que je n'y croyais d'ailleurs. Je soufflais et découvrit mon visage, essuyant rapidement mes yeux. « Excuse moi je suis juste... fatiguée. Reprendre tout à zéro sur ce master ça fait beaucoup de choses. Je suis désolée. » Je reportais mon regard sur Jules, qui semblait un peu inquiet. Ou peut être juste dépassé. « Excuse moi. » J'aurais juste voulu qu'il comprenne que j'étais sur les nerfs avec toutes ces histoires et l'avoir auprès de moi si distrait ne me rassurait pas. « J'ai peur de pas réussir à me remettre dans mes études. Et je veux pas te décevoir. » Je me mordis la lèvre inférieure, inquiète de la réaction de Jules. En vérité j'avais juste envie de le retrouver comme il était quelques minutes auparavant. Tendre, agréable et aimant. Pas distant comme il l'était maintenant.
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