the deep blue world ◮ mewen & danaé
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MessageSujet: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Mar 30 Juil - 23:01


the deep blue world




    Dimanche matin. Mewen marchait paisiblement sur les bords de Seine, déserts. Le week-end, les rues de la capitale étaient toujours plus paisibles, les flots de voitures qui roulaient habituellement étaient réduits. Le réveil avait été difficile et la nuit. Il avait été réveillé à de multiples reprises par les cris stridents de sa fille qui semblait désormais finir sa nuit dans ses bras. Ses lunettes de soleil vissées sur le nez pour dissimuler ses cernes, il serrait contre lui, sa fille, comme pour la protéger du danger, elle était n’était qu’à demi consciente, encore plongée dans les bras de Morphée. Il descendit les marches extérieures pour atteindre l’accueil de la piscine, un passage obligatoire, à son plus grand désespoir. Il faisait toujours attention dans les escaliers, surtout depuis qu’il était père, une seule marche manquée par inattention et le drame arrivait. Il n’avait que sa fille, il ne pouvait imaginer une vie sans elle et cela malgré tous les sacrifices qu’une telle responsabilité entraînait.

    Il poussa la porte de l’entrée. Tous les regards se concentrèrent sur lui. Ses lunettes et sa veste en cuir parfaitement saillante lui donnaient une aura mystérieuse qui ne passait pas inaperçu. Il détestait toute cette attention. Cela lui rappelait les rares fois où il avait accepté de défiler pour des grands couturiers et qu’il devenait un instant la proie des flashs qui crépitaient, incessamment. Il connaissait le chemin par coeur, il y emmenait sa fille le plus souvent possible. Il tentait tant bien que mal de slalomait entre les hordes d’enfants qui couraient et celles des mères qui étaient trop absorbées par leurs conversations respectives pour faire attention. Il se dirigea vers la gauche, où l’hôtesse d’accueil lui tendit comme toujours, un bracelet magnétique. Il se contenta de hocher la tête en guise de reconnaissance. Il n’avait pas de temps à perdre. Il s’enferma dans une cabine. Se changer là-dedans était devenu un exercice plutôt compliqué. Il n’avait qu’une main pour le faire, l’autre était délicatement posé sur le ventre rebondi de Léa, qui dans ces moments-là, ne gigotait pas trop. Une fois, changé, il ne lui restait qu’à enlever le body de sa fille et de lui enfiler sa «maillot-couche». Elle n’avait que six mois, elle n’était pas encore propre et il ne voulait prendre aucun risque inutile.

    Le sac de piscine sur le dos, le portant de ses affaires dans la main droite, il avait réussi à caler du côté opposé et ne la maintenait contre lui que grâce à sa main gauche qu’il avait soigneusement placée sous ses fesses. Heureusement pour lui, elle n’était pas acrobate et particulièrement évéllée pour son âge, elle n’avait déjà plus besoin qu’on lui maintienne la tête. Il ouvrit un casier grâce au bracelet magnétique, le 109, toujours le même, et y déposa toutes ses affaires avant de le refermer. La prochaine étape : la douche. Il ne l’appréciait guère. En appuyant sur le bouton, il essayait tant bien que mal de faire abstraction de ce qui se déroulait autour de lui. Deux préadolescentes gloussaient, une autre était à limite de faire un malaise. Il savait qu’elles étaient en train de scruter les moindres centimètres de son corps, elles le cachaient à peine. Léa n’appréciait pas non les jets d’eaux qui sortaient du pommeau de douche. Il sortit des douches communes avant qu’elle ne commence à pleurer en la berçant un peu pour la calmer. Il faisait particulièrement sous l’habitacle de verre qui abritait les bassins. Il était en avance. Après avoir attendu l’affichage de la température de l’eau afin de vérifier qu’elle puisse accueillir un nourrisson, il s’orienta vers la pataugeoire, plus sûre et moins profonde. Il ne se remettrait pas si un autre incident se reproduisait. Il allongea prudemment sa fille sur le dos, qui riait aux éclats tout en bavant en même temps. Elle remuait déjà ses jambes comme une reine. Il ne pouvait pas s’empêcher de sourire. La paternité n’était pas facile, il n’en appréciait pas tous les aspects, mais lorsqu’elle était dans l’eau, loin du quotidien, ils passaient tous deux, un moment privilégié avec l’autre. Il ne lâchait pas sa fille des yeux et encore moins sa tête. Il était rassuré de la présence des maitres nageurs qui  se baladaient au bord du bassin, il ne put s’empêcher de chercher la petite américaine des yeux, même si ne l’avait pas forcément montré, sa présence le rassurait doublement d’autant plus qu’elle avait plus ou moins sauvé son bébé de la noyade.


Dernière édition par Mewen A. Castel le Mer 31 Juil - 9:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Mer 31 Juil - 0:57

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Tu marches nonchalamment, ton sac de piscine à bout de bras. C'est dimanche, tu travailles aujourd'hui. C'est dur pour toi de travailler les week-end, en plus des cours, mais ça permet de te faire vivre. Puis, ce n'est pas comme si tu n'aimais pas ton travail. Tu poses les yeux sur la montre à ton poignet, elle affiche 8 h 40. Tu marchais en direction de la piscine. Tu y arriverais bien avant l'ouverture, mais tu avais une multitude de tâche à effectuer avant l'arrivée des clients, comme vérifier la température de l'eau ou ses propriétés, sans oublier de préparer tes cours. Les dimanches matin, il y avait souvent du monde. Personne ne travaillait, à par toi. Les parents en profitaient donc pour emmener leurs gamins. Arrivée devant le bâtiment, tu prends l'issue réservée au personnel. Tu entends du bruit. Certainement tes collègues. Tu regagnes l'accueil où tu croises Victor, un maître-nageur aussi. Salut. Ton accent américain audible, tu le salues poliment. Il te répond par une bise et te laisse à ton agenda. Plusieurs noms défilent sous tes yeux, dont Nellie, Jules, Savannah, pour finir sur Léa. Tu comprends alors vite. Tu notes soigneusement chacun de tes cours, puis tu vas te changer. Tu enfiles un simple débardeur blanc avec ton titre rédigé en bleu sur le dos, associé à un short de sport, portant ton maillot de bain en dessous. Tu pars ranger tes effets personnels dans les casiers du personnel puis tu t'attelles réellement à la tâche. Tu fais le tour de la piscine, trempe tes mains dans l'eau munies d'un thermomètre. La température est bonne. Tu vérifies la qualité de l'eau. Bonne aussi. Tu prépares alors ton matériel.

Dix heures, les portes de la piscine s'ouvrent alors. Derrière ses grosses portes vitrées, déjà de nombreuses personnes attendaient. Tes premiers cours arrivent. Comme à ton habitude, tu dis bonjour aux parents puis aux enfants. La plupart sont tout jeunes, seulement vieux de quelques mois. Tu renseignes les parents sur les activités à faire, selon leurs enfants, puis tu les observes d'un oeil affuté. Tu ne les perds pas de vue. Tu te concentres uniquement sur les jeunes enfants. Longeant le bord de la piscine, tu avertis les autres enfants des dangers. Ils s'arrêtent de courir sous tes ordres et s'éloignent plus loin. Les minutes passent, une heure aussi. Tu renouvelles tes clients régulièrement. Certains ne restent qu'une demi-heure, d'autre une heure complète. Près d'onze heures trente, tes cours sont partis. Cependant, il y a beaucoup de monde à la piscine. Les parents ne surveillent pas toujours leurs enfants. Ces derniers courent partout et ce, dans tous les sens. Tu les rappels à l'ordre, soutenue par Victor. Munie de ton sifflet autour du cou, tu fais le tour du bassin. N'ayant pas encore vu Léa ni son père, tu continues de surveiller le grand bassin avec les autres maîtres-nageurs. Tu marches, lentement. Très lentement, les yeux rivés sur l'eau. Comme à l'affût du moindre petit soucis, tu regardes chacun des nageurs. Ça pourrait paraître long et ennuyant comme boulot, mais t'étais habituée. Tu faisais attention aux moindres petits détails. C'était presque maladif chez toi. Au moins, cela assurait toujours un secourisme rapide en cas de besoin. Après un ou deux tours - tu tournais comme un corbeau sur sa proie - tu relèves la tête et aperçois le pataugeoire. Un homme s'y trouve avec une petite fille. Tu les reconnais presque aussitôt. Tu fais alors signe à Victor et tu te diriges vers le pataugeoire. Elle apprécie de plus en plus l'eau. Puis tu lui adresses un petit bonjour, accompagné d'un léger sourire. Léa avait l'air de s'être très bien remis de l'accident. Tu lui avais sauvé la vie, quelques temps plus tôt. Tu t'abaisses vers la petite, elle te regarde tout sourire. Ses petites jambes remuant dans l'eau, elle avait l'air bien dans l'eau avec son père. Elle gazouillait, flottant sur le dos, la tête maintenue par les mains de son père. C'était beau à voir. Un moment père-fille comme celui-ci, c'était mignon. Tu n'avais pas connu ça étant petite. Ou plutôt, tu n'avais pas fait attention. Tu avais préféré l'entrainement à la détente. Même étant bébé, tes parents ne t'amenaient pas encore à la piscine. Tu n'avais commencé qu'à l'âge de onze ans. Tu commençais seulement à apprendre les mouvements de base, la nage grenouille. Heureusement, tu avais appris vite. Pour en revenir à Léa, tu passes ta main sur son petit bidou, la faisant rire. Et toi aussi, par la même occasion. Le petit bassin est libre, si vous voulez. Petit bassin et pourtant. Tu le vouvoyais encore, malgré le fait que vous ayez déjà échangé plusieurs fois. C'est vrai, tu n'aimais pas te montrer trop personnelle. Du moins, pas avec les parents. Tu te sentais bien plus proches des enfants, des bambins encore plus.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Mer 31 Juil - 14:15


    Elle frappe la surface bleutée de ses petits bras potelés, entre deux gazouillis elle lâche ce petit éclat de rire, ce petit glapissement qui ressemble à celui d’un dauphin. Le monde qui t’entoure n’a plus aucune importance. Il n’y a juste qu’elle et toi. Tu plonges tes opales dans les siennes en sachant déjà qu’elle ne te ressemblera pas en grandissant. La seule chose qu’elle a de toi sont tes yeux, cette belle étendue bleu pâle qui la rendait si craquante. Elle s’amuse mais tu sais qu’elle est en sécurité, qu’elle ne risque rien. Ta main gauche maintient son crâne recouvert d’un fin duvet couleur miel, hors de l’eau. Tu t’autorises alors, à prêter attention à ce qui se passe autour. Tu lèves la tête l’espace de quelques instants. Tu observes. Tu la cherches du regard, même si tu n’es pas à te l’avouer. Tu commences à te mentir à toi-même et pour l’instant, cela ne te gêne pas. Puis, tu l’aperçois qui arrive dans ta direction. Sa présence te rassure, elle a sauvé la vie de ta fille. Elle se baladait au bord des bassins, avec la même décoration et assurance. Tu es soulagé alors que tu remarques qu’elle porte son maillot de bain sous son t-shirt clair qui le laissait paraître. Elle était prête à plonger en cas de soucis. Tu n’as plus confiance en toi, moins que les semaines précédentes. Sous ton apparence décontraction, une infime partie de toi à peur que le même schéma se reproduire. Tu as mis la vie de ta fille en danger, elle n’en avait gardé aucune séquelle mais tu n’arrives pas à l’oublier et tu te sens responsable de ce qui aurait pu arriver.

    Tu te re-concentres sur Léa, toujours en train de barboter. Tu pouvais passer de longues minutes à la contempler, sans broncher, après tout, c’était ton œuvre d’art. Elle apprécie de plus en plus l'eau. Tu reconnais immédiatement cette voix et cet accent si singulier. Tu souris et acquiesce d’un coup de tête. Elle avait fait des progrès, c’était certain.Oui, c’est une future championne. Tu esquisses un léger sourire, tu le savais déjà mais tu ne pouvais pas t’en empêcher. Puis tu la salues poliment sans pour autant quitter ta petite merveille des yeux, même si maintenant elle en avait quatre posés sur elle. Danaé s’accroupit sur le bord de la pataugeoire. Léa la regardait admirative, alors que Mewen continué de sourire tendrement en tenant sa fille. Elle était plus calme, fatiguée d’être dans cette position certainement. Elle se met alors à gazouiller, regardant avec passion le ciel, d’où émergeait la lumière du soleil. Danaé posa alors sa main, sur le ventre rebondi de Léa. Elle tourne instinctivement la tête. Tu prends peur mais rien ne se passe. Elles rient toutes les deux. Ton coeur reprend une allure normale, heureusement, elle n’a pas bu la tasse. Tu avais lu qu’avaler de l’eau pouvait être néfaste pour les nourrissons, raison pour laquelle tu t’étais renseigné sur toutes les piscines alentour, avant de sélectionner celle qui lui semblait la plus saine.

    Le petit bassin est libre si vous voulez. Cette annonce tombe bien, tu commences à te sentir à l’étroit dans la trop petite pataugeoire. Léa commence à pleurer, de lassitude, elle était surement restée trop longtemps dans la même position et cela n’avait sans doute plus aucun intérêt pour elle. Tu la colles alors contre ton torse, en la berçant pour qu’elle se calme. Tu détestes quand elle pleure, tu te sens impuissant face à sa détresse. Merci beaucoup. On va y aller mais je crois qu’une petite pause s’impose. Tu te redresses, entourant ta fille de tes bras. Et ton malaise revient. Celui d’exposer ton corps aux yeux des autres. Tu es angoissé car tu sais que ce torse, pourtant athlétique, porte quelques marques à peine perceptible de ton passé de violence. Les autres ne les remarqueront surement pas mais toi, tu sais qu’elles existent et cela suffit. Tu te diriges alors vers un des trasates, à quelques mètres, celui où tu avais déposé tes affaires en arrivant, quinze minutes plus. Tu attrapes d’une seule main la serviette de piscine blanche et tu emmitouflés ta fille. Cela la calme immédiatement et te détend instantanément. Merci encore, pour ce que vous avez fait. Référence au sauvetage. Tu esquisses un sourire, tout en berçant Léa qui sourit de nouveau. La pause n’est qu’un prétexte plus ou moins maladroit. Tu avais toujours cette appréhension quand tu entrais dans cette étendue calme. Tu n’avais pris des cours de natation que tardivement, à l’âge de seize ans pour apprendre les bases. Tu n'es simplement pas à l’aise, là où tu n’as pas pied alors tu es déterminée à donner, à ta fille, la meilleure éducation possible, celle que tu n’avais pas pu recevoir à cet âge. Après trois minutes de pause, Léa s’impatiente la piscine était comme le bain, elle n’aimait pas que ça s’arrête. Tu te diriges donc vers le petit bassin où tu remarques un panneau «petit bassin : réservé aux bébés nageurs.». Tu entres dedans, Léa sous le bras, au milieu  au milieu de frites, de balles et de tapis. Ces mains dans les tiennes, elle pousse des cris de joie, tu avances à reculons, en la faisant glisser au fil de l'eau.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Mer 31 Juil - 22:45

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Oui, c'est une future championne. C'était tôt pour le dire, mais elle se sentait à l'aise dans l'eau. C'était d'ailleurs plutôt miraculeux après l'accident. Elle aurait dû être apeurée, mais non. Il n'en était rien. Peut-être que la présence de son père lui assurait une certaine aisance. Ou peut-être avait-elle conscience qu'un ange gardien veille sur elle constamment. C'est vrai, on pouvait t'appeler l'ange gardien. Tu étais la première à sauter à l'eau. La première aussi à prodiguer les premiers secours, même sur les petits papis édentés. Plus professionnelle que toi, c'était rare. Complètement obnubilé par Léa, tu en oublierais presque la présence de son père. Merci beaucoup. On va y aller, mais je crois qu'une petite pause s'impose. Te dit-il. Tu hoches la tête lentement, signe de compréhension. Tu suis la petite du regard, qui finalement atterrit dans les bras de son père. Tu te redresses suivit par le jeune père. Tu l'observes un instant. Il est plus grand que toi. Tu es toute petite à côté de lui et presque ridicule. Toute fine et menue, tu parais être un vers de terre à côté de cette véritable masse de muscle. Grand, brun et barbu, imposant par sa carrure, il attirait de nombreux regards. Dont le tien. Tu n'avais jamais vraiment fait attention auparavant. Tu te sentis gênée lorsqu'il rejoignit un transat.

Tu entends un coup de sifflet, puis un deuxième s'en suit quelques secondes plus tard. Tu orientes ta tête en direction du grand bassin et aperçoit l'un de tes collègues, le sifflet aux lèvres. Un simple rappel à l'ordre destiné à des enfants qui jouaient dans l'eau, pour les calmer. Ça ne te surprenait même plus. Ça arrivait souvent. Le grand bassin était occupé par une foule conséquente, toutes les mesures de sécurité étaient bonnes à prendre. Lorsque tu dévies la tête, tu aperçois Léa enroulée dans une serviette. Pourtant, elle n'avait pas l'air du même avis que son père. Elle devait vouloir retourner dans l'eau. Merci encore, pour ce que vous avez fait. Ce n'était que ton travail. Tu ne t'en vantais pas. Tu ne voulais pas passer pour un super-héros au féminin. Je n'ai fait que mon travail. Tu lui adresses un sourire gêné. À ce jour, tu avais sauvé la vie de plus d'une personne. Le simple fait d'aider les gens te suffisaient à te sentir bien, nul besoin de gratitude ou de remerciements exagérés comme la fois passée avec le jeune père. Il t'avait offert le déjeuner en guise de remerciements, alors que tu ne t'y attendais pas. Vous vous dirigez vers le petit bassin, vide de monde. Tu les regardes rejoindre l'eau. Tu restes sur le bord du bassin à les observer. Un sourire s'affichait sur son visage, tirant lentement sa fille au gré de l'eau. Elle gazouillait d'amusement. Ça t'attendrissait. Les simples gazouillis des enfants te faisaient apprécier les cours. Malheureusement pour toi, tu ne travaillais que les week-end avec les enfants. En effet, la semaine était réservée aux leçons de nage.

Il serait bon de l'immerger sous l'eau. Dis comme ça, tu vas plus lui faire peur qu'autre chose. Je veux dire, tout doucement, pour lui apprendre à aller sous l'eau et à se sentir à l'aise. Si cela venait à se reproduire, bien que tu en doutais. Il n'allait sans doute pas être rassuré pour autant, mais tu étais juste à côté au cas ou. Elle ne risque rien si vous restez près d'elle. Tu lui sortais divers arguments pour calmer sa nervosité. C'était tout d'abord à lui de le décider avant sa fille. C'était le seul sujet de conversation que tu pouvais avoir avec lui, parler de sa fille et du cours. Mais encore, tu te refusais à en demander trop sur la petite. Tu n'oserais jamais poser la question d'une possible mère. Tu n'avais jamais vu personne avec eux. Pas même de sympathie avec les autres clients. Il restait presque muet pendant les cours et ça te mettais terriblement mal à l'aise. D'où ton attention pour la petite Léa.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Jeu 1 Aoû - 17:29


    Tu fais glisser ta fille dans l’eau. C’est un exercice simple. Depuis l’incident, tu as peur de te montrer trop entreprenant avec ta fille. Tu l’avais inscrite à ce cours pour qu’elle s’amuse en découvrant l’eau et c’est ce qu’elle faisait. Elle n’avait gardé aucune séquelle de l’incident, elle ne s’en rappellera sans doute pas. Les bébés à cet âge n’avaient pas de mémoire, mais toi, tu en avais une et tu te rappelais de tout ce qui s’était passé ce jour, se fut l’un des jours les plus angoissants de ta vie et tu t’en voulais encore pour ce qui s’était passé. Tu étais son père, c’était à toi avant tout autre personne de la protéger et de garantir sa sécurité, ce que tu n’avais pas fait lors d’un petit instant d’égarement, qui aurait pu coûter cher, si elle n’avait pas été là au bon moment. Tu savais plus quoi lui dire à part merci. Tu avais remarqué qu’elle n’aimait pas recevoir des compliments mais tu t’en fichais, c’était ton bébé qu’elle avait sauvé, et sans ta fille tu n’avais plus rien ni personne. Paramètre qui était important, mais qu’elle ignorait. Tu n’aimais pas susciter la pitié où l’admiration alors tu ne disais rien et tu laissais les gens se poser des questions. Tu sens qu’elle brûle de te poser cette question et pourtant tu n’es pas prêt à prononcer ces mots, ces mots si simples et pourtant si durs à prononcer. Pour la deuxième fois de ta vie, il y a six mois, tu avais été abandonné et cela te faisais mal. Pour Léa Principalement, toi, tu avais déjà entamé le processus de guérison.

    Il serait bon de l'immerger sous l'eau. Tu l’entends prononcer ces mots. Ton coeur s’arrête, toi aussi, tu te stoppes net. Léa râle, enlève sa main droite de la tienne et frappe l’eau. Tu regardes ta vie d’un oeil sévère, bizarrement, elle se calme instantanément mais affiche sa mine râleuse des mauvais jours. Puis, tu regardes la jeune femme, le regard vague, un peu perdu. Tu ne t’imagines pas appuyer sur le crâne fragile de ta fille pour lui faire mettre la tête sous l’eau. Tu sais que ça ne la tuera pas, que les bébés ont une capacité innée à fermer instantanément la bouche mais tu es inquiet. Les minutes qui ont suivi l’incident ont été les pires qu’il t’ait été donné de vivre. Et maintenant, tu dois le refaire mais consciemment. Encore pire. Je veux dire, tout doucement, pour lui apprendre à aller sous l'eau et à se sentir à l'aise. Tu angoisses mais tu as confiance en Danaé, c’est une professionnelle, tu sais qu’au fond de toi, elle sait ce qu’elle fait et ce qu’elle dit. Elle ne risque rien si vous restez près d'elle. Tu écoutes ses conseils tout à en sachant que tu es libre de ne pas les suivre. Tu considères cette option l’espace d’une semi puis tu l’écartes, ce serait extrêmement mal venu de ta part. Vous restez dans le coin ?. Tu inspires un grand coup, tu allonges Léa sur le ventre, tu passes ton bras entre ses jambes pour la maintenir par-dessous. Tu ne la tiens que grâce à ton bras, qui la maintient hors de l’eau, tu lui laisses plus de liberté de mouvement et elle le sens, elle agite ses petites jambes, comme quand elle était sur le dos et se remet à gazouiller.

    Prudent, tu prends dans un premier temps, un petit morceau de mousse violette, qui provenait certainement d’une fritte qui avait été découpé en petits morceaux. Tu le plonges, légèrement au-dessus de la surface, Léa le fixe, elle se jette la tête la première dans l’eau pour l’attraper. Tu lâches le morceau de mousse, tu lui sors la tête de l’eau. Tu soulèves, la sort à moitié de l’eau, tu veux simplement t’assurer qu’elle allait bien. Elle allait bien et respirer normalement. Tu la serres contre toi, tout en marchant à reculons, pour lui donner le morceau de mousse depuis qu’elle avait plongé la tête dans l’eau. Ce n’était pas très glorieux mais c’était un début. Tu la regardes attendrir de malmener ce pauvre petit cylindre. Malgré ton sourire, tu es nostalgique, tu aimerais pouvoir ne pas l’être et pourtant, tu te sens mal pour Léna, elle a manqué un moment unique dans la vie de sa fille. Tu embrasses ta fille. Je suis sûr que ta mère aurait été fière de toi, bébé. Tu finis ta phrase aussi naturellement que tu l’avais commencé. Malgré ce qu’elle t’avait fait subir, tu trouvais important de lui parler de sa mère aussi souvent que possible, comme pour la rendre plus présente dans sa vie alors qu’elle n’était qu’un fantôme de leur passé.
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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Jeu 1 Aoû - 20:45

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La petite était très active dans l'eau. Elle semblait réellement adoré l'eau. Elle avait l'air de s'épanouir. Elle bougeait les pieds et tapaient sur l'eau avec. Elle regardait son père puis le morceau de frite qu'il lui tendait. Il resta sceptique à l'idée de faire plonger sa fille sous l'eau. Vous restez dans le coin ? Bien sûre que tu restais à disposition. Tu avais la priorité sur ton cours. Je suis là. Mon cap'taine. Tu lui adresses un sourire réconfortant et te places sur le juste bord de la piscine, prête à sauter si besoin est. Tu le regardes faire. Ça t'amuse de les voir ensemble. Tu observes les mouvements qu'il exécute. C'est un père excellent. Il prend soin de sa puce et lui apporte une attention irréprochable depuis l'accident. Il lui a permis de prendre conscience du danger qui entourait constamment son enfant. Et il faisait attention maintenant. Voyant Léa plongée d'elle-même, t'en étais presque abasourdie. En règle générale, certains bébés ont peur de passer la tête sous l'eau. Mais là, la petite l'avait fait d'elle-même, pour jouer avec la mousse. Vous voyez, elle a l'air d'adorer. Les bébés ont un don pour faire de l'apnée. Un don qui s'estompera bien au fil du temps. Elle était déjà âgé de six mois. En temps normal, ce don commence à s'estomper vers les huit mois. Heureusement, pour le moment, elle ne boira pas la tasse. Chose qui n'est jamais très bonne pour un bébé à cause du chlore présent en plutôt grande quantité dans les bassins. Tu l'observes se mouvoir dans l'eau comme un petit crapaud essayant d'attraper la frite en mousse tendue par son père. La petite allait bien et le père semblait rassurer de ta présence. Il attrape sa puce et la surélève dans les airs. Elle fit une moue tout triste, que tu pouvais apercevoir depuis ton emplacement. Elle n'avait pas apprécié ce revirement de situation. Elle voulait jouer. Il la repose, elle rattrape la mousse. Tu décrivais dans ta tête chacun de ses gestes, l'observant dans les moindres détails. Elle te fascinait cette petite. Elle était pleine de vie et de bonne humeur. Elle était heureuse simplement.

Je suis sûr que ta mère aurait été fière de toi, bébé. Fascinée par la petite puce, tu ne fais pas attention tout de suite à ce qu'il venait de dire. Mais tu l'avais entendu parler. Tu te sentis un peu gênée au début. Tu avais la réponse à une question qui te trottait dans la tête depuis un long moment. Tu ne sais pas s'il l'avait dit juste pour sa fille ou non. Il avait peut-être parlé trop fort. Tu étais tout près d'eux. Le bassin était relativement petit et étroit. Tu ne dis rien et tu te décomposes presque sur place. Tu te sentis mal d'avoir entendu ce que tu venais d'entendre. Mal, mais ce n'est pas pour autant que tu compris tout. Tu te sentis désolée pour lui et sa puce. Tu te souviens encore de la tête du père en te voyant avec sa fille dans les bras après l'accident. Il n'avait pas compris tout de suite, mais il avait finis presque terrorisé de perdre sa fille. Tu avais l'air de mieux comprendre. Si sa mère n'était plus là, ça ne devait pas être facile pour lui. Tu te décides à enlever ta tenue de maître-nageuse et de descendre à l'eau, lentement pour ne pas effrayer la puce. Elle te regarde, les bras agrippés au morceau de frite. Tu lui souris et tu l'approches doucement. Elle rit en te voyant. Tu lui fais une petite grimace, ça l'amuse. Tu attrapes le morceau de mousse délicatement, alors qu'elle est encore accrochée dessus. Plouf. Tu lui passes un filet d'eau sur la tête et l'éclabousse doucement. Miracle, elle ferme les yeux et la bouche comme si elle t'avait compris. Il t'observe. La petite, après avoir rouvert les yeux, te regarde en souriant. Tu as un don inné avec les bébés, pourtant tu n'avais pas eu de petit frère. Tu n'avais jamais eu de bébé suffisamment proche de toi au quotidien comme un cousin ou un neveu. Commencer à donner des cours et encadrer les bébés-nageurs t'avaient littéralement ouvert les yeux. Tu étais juste tombée amoureuse de ses petites merveilles. Tu ne demandais qu'à les voir dans le bassin à se mouvoir et barboter avec leurs parents. Tu étais juste béate devant leur capacité. C'était un vrai plaisir des yeux dont beaucoup de personnes n'avait pas conscience. Elle est fascinante cette petite puce. Tu lui fais un petit bécot sur la joue et elle ne bouge même pas. Au contraire, elle attrape ta main et bouge ses petites jambes. Au revoir papa. Ayant pied là où tu es, tu marches en rond dans l'eau et la petite te suit. Tu tiens bien sa petite menotte entre tes doigts et elle avance toute seule. Tu relèves les yeux vers son père. Il te regarde faire. Je crois qu'il est ébahit par ton geste auprès de sa fille. Elle te fait confiance. Étrangement, ça t'étonne. Si aucune femme n'est présente pour elle, elle ne doit être habituée qu'à la présence de son père. En parlant de lui, il vous fixe toutes les deux. On dirait qu'il est près à te la reprendre des mains. Mais la puce ne semblait pas du même avis. Elle souriait de plaisir. Elle était tellement jolie à voir, que tu t'en senties presque obnubilée par elle. Rectification, tu l'étais complètement.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Jeu 1 Aoû - 23:26


    Des cris de joie. Des hurlements de douleur aussi. Ces sons résonnaient sous la verrière de la piscine et se faisaient de plus en plus présents. Les gens affluaient de plus en plus. Tu faisais abstraction de tous ces bruits de fond, tout ce qui comptait pour toi c’était de ne pas perdre ta fille des yeux. Tu étais père, tu faisais tout pour réussir à tenir ce rôle le mieux possible. Tu avais eu des moments de découragement, tu n’en pouvais tout simplement plus, tu étais à bout de nerfs, au bord du burn out, mais tu t’as jamais fui tes responsabilités ou fuis tout simplement comme sa génitrice l’avait fait. Tu étais récompensé, quand tu l’observais, tous les dimanches, être heureuse et souriante. Tu te dis qu’elle vaut la peine de tous les sacrifices que tu as accomplis par amour pour elle. Vous voyez, elle a l’air d’adorer. Tu ne peux qu’être d’accord avec ce qu’elle vient de dire, c’était indéniable. Oui. Heureusement d’ailleurs, elle n’est calme que quand elle est ici. Dans l’équation de sa conception, elle avait hérité de la moitié des gènes de ses parents. Tu comprenais très bien le fonctionnement de ta fille, il était semblable à celui de sa mère. Dès qu’elle manquait d’un minimum d’attention, elle pouvait te faire vivre un véritable enfer jusqu’à quelle obtienne ce qu’elle attendait. C’est dans ces moments-là que tu établis les théories les plus étranges, tu n’es pas mathématicien, tu n’as jamais été bon en mathématiques et cela se voit. Tu te mets à penser qu’elle a une intelligence sur développée, qu’elle est précoce, qu’on lui a implanté un radar indétectable ou pire encore qu’elle est déjà pleinement conscience de ce qui se déroule autour d’elle.

    Tes pensées t’éloignent de la réalité alors tu prends quelques secondes pour te re concentrer sur l’essentiel : Léa. Elle joue toujours paisiblement dans l’eau. Tu la tiens toujours mais moins fermement qu’avant, tu as repris un peu plus confiance en toi mais tu te montres tout de même encore vigilant et tu poses sur ta fille un regard inquisiteur. Ton attention est vite attirée à un autre endroit. Au bord de la piscine, tu regardes suspicieusement Danaé retirer ses vêtements pour laisser apparaître son maillot de bain. Tu poses les yeux sur ta fille. Elle allait bien. Tu n’avais rien fait de mal, pas de nouvelle erreur. Elle rentrait doucement pour ne pas effrayer Léa qui se familiariser avec. Accrochée à sa frite comme un os à son chien, elle tourna la tête vers la jeune et souriait. Tu es à la fois surpris et choqué. Léa semble la connaître alors que Danaé ne l’avait tenu dans ces bras que très peu de fois. Elle rit. Malgré ton incompréhension totale qui se lisait sans doute sur ton visage, tu ne peux t’empêcher de sourire. Sa fille se sentait en confiance avec elle, Danaé faisait d’ailleurs toutes sortes de rictus pour continuer à la faire glousser. D’un côté, tu ne pouvais pas t’empêcher d’être admiratif. Elle était jeune et pourtant, c’était l’une des personnes les plus douées avec les bébés qu’il t’a été donné de connaître. Tu n’avais pas fait preuve de la décontraction après la naissance de ta fille et ne le faisais encore aujourd’hui que très rarement. Tu prenais ton rôle trop au sérieux. Plouf. Même si tu es toujours atterré, tu commences à comprendre les raisons qui ont poussé la maître-nageuse à s’introduire dans le bassin. Outre pour le fait de s’amuser avec ta fille qui était sans doute sa motivation principale, tu commences à comprendre que tu peux lui faire découvrir l’eau tout en t’amusant, ce que tu n’avais jamais osé faire jusque-là.

    Tu les suis toujours attentivement du regard. Au fond de toi, tu réalises qu’une présence féminine est bénéfique pour Léa. Elle qui n’ait qu’habitué qu’à ta présence c’est pourtant pratiquement jeter dans ses bras. Tu sais que tu ne pourras jamais compenser l’absence de sa mère, que tu ne pourras jamais donné, ce que seule une mère peut donner à son enfant. Avait-elle entendu ce que tu avais dit à Léa ? Tu ne savais pas. Tu ne voulais pas savoir. Tu n’étais tout simplement pas prêt, pas encore, pas après ce que t’avais fait vivre Léna. Elle est fascinante cette petite puce. Tu entends les compliments. Tu sais qu’elle adore ta fille et tu n’es pas aveugle tu vois qu’il y une alchimie incontestable entre les deux. Elle me surprend tous les jours. Il y avait une part de mystère chez les bébés. Tu le voyais, ils progressaient tous tellement rapidement. Tu ne peux t’empêcher de les fixer encore et encore, tu ne décolles pas tes yeux d’elles, un mélange d’incompréhension et de méfiance les habite. Tu ne sais pas si tu dois la laisser faire ou prendre ta fille est parti. Tu es perdu, confus, aussi bien sur le plan intellectuel qu’émotionnel. Tu te devais de retrouver tes esprits.



Dernière édition par Mewen A. Castel le Sam 3 Aoû - 12:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Ven 2 Aoû - 0:54

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Comme à son habitude, il ne dit rien. Il reste muet devant toi. Ou du moins, il ne parle pas beaucoup. Il n'est pas bavard. Pas du tout même. Il ne te parlera que de sa fille si tu n'engageais pas une quelconque conversation avec lui. Seulement, tu avais peur de t'immiscer dans sa vie et il n'a peut-être pas nécessairement envie que tu lui poses des questions. Ton problème l'américaine, c'est que tu es monstrueusement curieuse, mais que tu as toujours peur de faire du mal aux gens. Dans le cas de ce garçon, tu savais d'avance que tu le blesserais. Alors, tu préférais te taire et attendre. Tu finirais bien par en apprendre plus sur lui. Ou pas. C'était le risque à prendre. Tu aimerais sympathisé avec lui, en apprendre plus sur sa vie. Il en savait déjà sur toi. Il savait déjà que tu travaillais ici, que tu venais de décrocher ta licence staps et même que tu rentrerais à la rentrée en master. Il connaissait déjà la couche extérieure de ta petite personne. Le concernant, tu ne savais rien. Tu ne savais pas où il travaillait, tu ne savais pas non plus quel genre d'homme il était. Au-delà du simple papa poule, bien sûr. Oui. Heureusement d'ailleurs, elle n'est calme que quand elle est ici. Tu as du mal à le croire. Elle avait l'air adorable cette petite puce. Bien que la fatigue se lisait sur le visage de Mewen, tu l'aurais pensé petite fille parfaite. Et dire que tu ne connaissais que cette facette du petit bout de chou. J'aimerais voir ça. Ça t'échappe.

Alors que tu joues avec sa fille, il continue de vous observer. Tu sens le regard protecteur d'un père sur vous. Tu tiens sa petite main et tu la laisses se mouvoir dans l'eau. Elle s'amuse. C'est ce que les enfants adorent. Tu l'avais vite appris. Ils adorent s'amuser avec d'autres enfants ou avec leur parent. Mewen n'était sans doute pas encore prêt à faire entièrement confiance ni en sa fille, ni en lui-même. Pourtant, ça leur ferait du bien de jouer entre père et fille. Ça les aiderait à développer un lien encore plus fort et Léa n'aimerait que plus l'eau. Elle me surprend tous les jours. Ton entrée dans l'eau n'était pas que purement professionnel, on est largement d'accord sur ce point. Tu voulais surtout profiter de ce petit bout. Elle t'attendrissait et te faisait sourire comme jamais. Et dire qu'à vingt-et-un ans, tu côtoyais plus les bébés que les hommes. À cette vitesse, c'est sûr que tu ne trouveras jamais l'homme de tes nuits, encore moins celui de ta vie. Mais ça ne te dérangeais pas encore de trop. Tu regardes Mewen un instant, arrêtant tes yeux sur une partie de son corps particulièrement bien bâtie. Terriblement musclé, il devait faire tourner la tête de plus d'une femme. C'était certain. Tu n'avais jamais vu une telle carrure. Il devait pratiquer la musculation ou quelque chose du genre. À côté de lui, les hommes que tu pouvais croiser dans la rue ou sur le bord de la piscine sembleraient ridicules. Tu pouvais d'avance lui attribuer la palme de monsieur muscle. C'était épatant. Tu as beugué. Voilà, d'où son regard étrange en ta direction. Il a remarqué tes yeux ébahis. Enfin, tu crois. Tu te sens gênée à nouveau. Tu quittes Mewen des yeux pour atteindre la petite Léa, qui bouge ses petites jambes dans l'eau. Elle touche l'eau avec ses doigts. Elle est comme intriguée par ce qu'il entoure mais ça lui plaît. Elle tape sur l'eau avec sa mimine et éclabousses son père juste à côté. Elle glousse adorablement. Tu souris au père. Je crois qu'elle veut jouer. Il te regarde puis regarde sa fille. Tu essayes de le convaincre de se détendre un peu et de passer un bon moment avec elle. Et toi ? C'était avant tout à lui de le décider. S'il voulait de toi près de lui. Ce n'était pas sûr, après le beug de la minute passée. Tu t'en voulus un instant, bien qu'il devait être habitué aux regards plus qu'aguicheurs des femmes de son âge. Il avait de beaux yeux. C'était certainement la seule partie de son corps que tu pourrais librement complimenté sans créer ce malaise interminable et horrible. Pardon. Tu t'excuses. De quoi ? D'avoir veinement observés les tablettes de chocolats d'un jeune père célibataire ? Tu te senties carrément idiote. Tu avouais tes tords en plus de cela. Tu étais trop honnête comme fille. Tu rabaisses les yeux comme une petite fille. Tu as presque peur qu'il te bouffe sur le coup. Alors, tu te réfugies en quelques sortes vers la petite Léa. Plouf. Tu recommences comme précédemment et elle sourit de nouveau. Mais tu n'oublies pourtant pas les excuses que tu venais de lui faire. Tu n'es pas encore certaine que rester dans l'eau du bassin serait la meilleure option.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Ven 2 Aoû - 10:56


    Tu les observes, en silence, comme toujours. Tu n’as jamais été bavard. Tu ne disais jamais plus que ce qu’il était nécessaire. Ce n’est pas du snobisme, c’est ton caractère. Tu es calme et discret. Ta carrure fait que tu es déjà suffisamment remarqué, tu n’as pas besoin d'en faire plus. La nature le fait à ta place. Tu ne trouves pas particulièrement beau malgré ta plastique de rêve, ce qui ne t’aide pas. Tu ne manques pas d’assurance car tu n’hésites pas à dire ce que tu penses jusqu’à en être blessante, tu n’oses simplement pas avec Danaé, peut-être parce que tu commences à sentir qu’elle n’est pas comme toutes les autres. Ta fille est toujours dans ton champ de vision. Ta surveillance est devenue presque inutile mais tu n’as rien d’autre à faire. C’est vrai qu’elle avait faculté de se comporter une minute comme un ange puis celle d’après comme un démon, mais elle restait une petite adorable, qu’elle rit ou qu’elle hurle et ceux même si tes tympans en avaient payé le prix. J’aimerais voir ça. Serait un signe . Oui. Tu en as tellement entendu que ton instinct ne te trompes plus à ce sujet. Elle ne savait rien à ton sujet contrairement à toi qui connaissait des informations importantes mais tu n’avais pas eu une enfance facile et tu ne te sentais pas encore prêt à aborder le sujet. Avec Léna, tu ne l’avais pas fais-tu plus, tu lui avais juste simplement dit que tu avais été adopté, pas plus, pas moins. Tu sens que sa phrase lui a échappé et qu’elle risquerait de rougir ou de se sentir mal à l’aise si tu répliquais alors tu sais celui qui n’as pas entendu. Danaé observe tes muscles. Tu le remarques même si tu fais semblant d’être absorbée par ta fille. Elle dévisage ton torse comme si elle le découvrait pour la première, pourtant, ce n’est pas la première que tu viennes. Elle n’y avait peut-être pas prêté attention où l’avait fait sans être démasqué avant. Tu décides de te dévoiler un peu, parce qu'après tout, tu restes un mystère total pour elle et même si tu tiens à ton aura, tu peux te l’autoriser, elle ne sait vraiment rien de toi, mais à part l’existence de ta fille. J’ai été mannequin. Lui révèle tu. Ton corps avait été ton outil de travail, c’est pour cela que tu l’avais sculpté et entretenu par la suite car tu avais souffert pour arriver à ce résultat-là.  

    Je crois qu’elle veut jouer. Tu l’avais compris depuis longtemps mais tu préférais ne  pas troubler ta fille et l’admirer de loin, se dépatouiller dans l’eau. Tu aurais bien aimé pourtant mais tu sais que c’est quelques choses que tu ne seras surement jamais capable de faire. La vérité c’est que, tu n’aimes pas l’eau, tu la supportes car tu as pied mais sinon, tu es un comme un caillou qui tombe au fond. Tu as failli te noyer un jour toi aussi. Tu avais cinq ans et tu ne parviens pas à l’oublier. Le simple bain où tu étais supposé rapidement prendre et devenais un cauchemar. À l'époque, tu étais aussi calme qu’aujourd’hui mais tu étais en pleine découverte du monde alors, au lieu de mettre de l’eau froide dans ta baignoire tu ne mais que l’eau chaude, beaucoup trop d’eau chaude. Tu rentras dans ton bain bouillant, puis après quelques dizaines de minutes, tu t’étais évanouis car tu te supportais plus la chaleur ambiante qui avoisinait facilement les quarante cinq degrés. Tu serais mort si ton père te t’avait pas sorti de là à temps. Tu avais fait un petit séjour à l’hôpital et quand tu étais rentré tu ne t’étais pas lavé pendant un mois. L’eau te terrorise. Elle est trop mouvante et changeante. Je n’aime pas l’eau. Désolé. Je préfère vous la laisser, elle a l’air de tellement s’amuser que je ne voudrais pas gâcher ça. Même si sa présence dans l’eau était probablement contre l’éthique, elle était vraiment douée avec les bébés et il n’avait pas vu sa fille s’amuser comme ça depuis longtemps. Puis, elle s’excuse. Pardon. De quoi ? Tu voulais lui demander mais tu savais que ça la mettrait mal à l’aise et je n’étais pas ce qu’il voulait. Vous êtes vraiment douée avec les enfants. Tu te contentes de dire cette phrase, tu te rends compte que c’est un complément, qu’elle risque de faire la modeste. Tu esquisses un sourire en coin. Tu essayes de t’ouvrir même si tu as encore du chemin à faire, tu le sais. Tu n’as pas collectionné les conquêtes. Tu n’es pas un séducteur, tu n’as connu qu’une seule femme dans ta vie.

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MessageSujet: Re: the deep blue world ◮ mewen & danaé    Sam 3 Aoû - 11:36

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J'ai été mannequin. Voilà d'où venait son corps d'athlète. Tu te senties rougir lorsqu'il te parla. Tes joues chauffaient alors tu baissais encore plus la tête. Comme si tu allais finir la tête sous l'eau. Un peu comme une autruche effrayée. Tu acquiesces. J'en doute pas. Soufflas-tu doucement. T'espérais qu'il ne l'entende pas. Tu risquerais de passer pour une fille que tu n'étais pas. C'est vrai, t'étais pas comme toutes ses françaises. Toi, t'étais américaine. Tu venais des états-unis d'amérique. Tes parents ne t'avaient pas appris les mêmes valeurs. Puis, même si les states avaient une certaine réputation, tu étais la preuve même que ce n'était pas toujours le cas. Tu étais fière de la personne que tu étais devenue et tes parents l'étaient. Ils te faisaient confiance. Ils ne s'inquiétaient pas pour toi. À par peut-être le fait que tu ne leur avais présenté aucun garçon jusqu'à maintenant. Beau travail en tout cas. Répliques-tu, d'un ton légèrement plus accentué. Il t'entendait. Il t'avait entendu. Je crois même que tu avais fait exprès. C'était pas de la drague. Juste un bon compliment. Chose qu'il ne devait pas entendre habituellement.

Lorsque tu lui proposas de jouer, il déglutit. C'est presque s'il ne se décomposerait pas à l'idée. Je n'aime pas l'eau. Désolé. Je préfère vous la laisser, elle a l'air de tellement s'amuser que je ne voudrais pas gâcher ça. Tout s'explique. Tout s'éclaire dans ta petite tête. Il n'aime pas l'eau. Tu n'oserais pas lui demander pourquoi, mais il refusait de jouer avec sa fille dans un petit bassin. Ça te mettait presque la puce à l'oreille. Mais tu ne dis rien. Tu ne bronches pas. La petite Léa semblait déçue que son père ne veuille pas jouer avec elle. Elle fit sa bouille triste. Ça te faisait presque mal au coeur. Elle commença à pleurer. Il ne voulait pas gâcher le moment, et pourtant c'est ce qu'il venait de faire comme un idiot. Tu regardes la petite puce et sa bouille tout triste. Elle comprenait déjà tellement de faciès à son âge. C'était épatant. Tu la prends dans tes bras et tu lui fais un bécot sur la joue pour la calmer. Je peux savoir pourquoi ? Pourquoi quoi ? Je veux dire, pourquoi vous n'aimez pas l'eau ? Vous avez déjà eu un accident en étant petit ? Ceci expliquerait cela. Ou à cause de l'accident survenu, les semaines passées, à la petite Léa. Je peux vous aider. C'est vrai. Après la fille, tu pourrais aider le père. Tu étais une bonne oreille, toujours prête à aider. Même gratuitement. Tu avais de bons conseils à donner. C'est pour cela que tes amis t'appréciaient, tes clients aussi. Vous êtes vraiment douée avec les enfants. Tu souries. C'est vrai que tu étais douée avec. Tu aimais passer du temps avec eux. Tu les comprenais, mieux que personne. Tu battais même les parents des fois. Comme avec la petite Léa que tu prenais dans tes bras, alors que tu ne devrais pas. À défaut de savoir te débrouiller avec les hommes, tu lâchais ton dévolu sur leur progéniture. Au moins, eux, ils ne te laisseraient pas tomber comme une petite crotte au fond des toilettes. Ils sont fidèles. Tu passes la main derrière la tête de Léa, toujours dans tes bras, comme pour la lui tenir. Un réflexe. Tu lui souffles quelques mots à l'oreille pour la calmer. Mais ça ne marche pas tout de suite. Tu la serres doucement contre toi. Un peu comme une mère qui protège son enfant. Tu la berces doucement dans tes bras, en lui faisant des petites bisouilles sur la joue droite. Après plusieurs minutes, elle se calme et pose la tête sur ton épaule. Tu la regardes tendrement puis tu regardes son père. Pardon, j'aurais dû vous la laisser. La bourde était faite. Tu t'appropriais presque sa fille. Et il avait l'air de trouver ça normal. Cette situation te gênait terriblement.

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