C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.
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 C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.

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A PARIS DEPUIS : 29/07/2013
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MessageSujet: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Sam 3 Aoû - 17:18





r/m

RAPHAELLE GARNIER/MAXENCE DESROSIERS


 Il l'avait rencontré par hasard et elle s'appelait Raphaëlle, elle était assez jolie, petite brune, le genre danseuse, plutôt gracieuse et agréable à regarder. Il avait joué les héros l'espace de quelques secondes, demandant à des types qui l'importunaient de la laisser tranquille, ils étaient plusieurs mais il ne s'était pas dégonflé, et puis elle avait semblé apprécier cet acte de bravoure. Ils avaient couché ensemble, une récompense plutôt honnête à son goût même s'il n'en avait pas attendu autant, et il lui avait proposé de venir boire un café chez lui, cet après-midi, histoire de se revoir... Maxence n'était pas du genre à se prendre la tête, ni à se faire des plans, il lui avait proposé ça simplement, sans arrière-pensées particulières, plus par curiosité qu'autre chose. Elle était arrivée dans l'appartement, plutôt à l'heure, et il l'avait dirigé vers le salon, où les grandes vitres donnaient sur le quartier résidentiel et calme de Passy, il s'était allumé une cigarette, avait ouvert une des fenêtres et il s'était tourné vers elle pour lui proposer quelques choses à boire. Petit aller-retour entre la cuisine et le salon, il lui avait servi un verre et était revenu se placer près de la fenêtre, profitant de l'air frais dans la chaleur étouffante de la capitale française. Il portait un simple short avec un t-shirt et une casquette était posée sur le haut de son crâne. « Il y a pas grand chose à faire ici en ce moment, hein ? » demanda-t-il en regardant à l'extérieur une BMW entrain de se garer juste en face de chez lui. « J'espère qu'on t'embête plus trop la nuit... » dit-il en tournant enfin son attention sur elle pour lui adresser un sourire. « Je vais t'apprendre quelques prises de catch sinon.. Comme ça tu pourras te défendre. »
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Dim 4 Aoû - 9:38


Elle n’avait pas su résister. Il était arrivé comme un chevalier servant, la débarrassant d’une bande de mecs aux attentes très déclarées sur son physique. Raphaëlle avait toujours eu un côté fleur bleue. Elle tombait amoureuse comme une mouche, enfin pas vraiment amoureuse, mais sous le charme. La belle était séduite en un rien de temps. Souvent ça ne durait qu’une nuit, parfois plusieurs. Ses amants étaient aussi la plupart de temps ses amis. Jamais ils n’avaient demandé plus d’elle que quelques caresses et quelques confidences sur l’oreiller. Elle était la fille sans histoire, celle qui répondait toujours à l’appel, celle qui ne posait pas de question, qui n’était pas jalouse, qui n’était pas possessive, celle sur qui on venait se confier, celle avec qui on venait se plaindre de sa copine, et avec qui finalement on la trompait. Elle savait tout cela, et elle l’acceptait. C’est qu’elle se sentait aimée. Ca ne durait peut-être que quelques heures, le temps de quelques caresses, mais c’est là qu’elle se sentait vraiment aimée. Elle ne croyait qu’en l’amour charnel. Le reste, l’amour toujours… n’était que sottise à ses yeux, une manière pour l’être humain d’humaniser le désir sexuel. Elle pénétra dans son appartement. Elle ne se souvenait pas qu’il fût si grand. A vrai dire, elle ne se souvenait même plus de l’endroit où il habitait. Il faisait noir, c’était la nuit. Son regard était seulement attiré par le corps du jeune homme, elle n’avait eu que faire du reste. C’est quand il lui redonna son adresse qu’elle se rendit compte que son sauveur demeurait dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale. Elle ne savait plus pourquoi, mais elle lui avait laissé son numéro. Chose qu’elle ne faisait pas avec tous les hommes dont elle partageait les draps ou qui partageaient les siens, mais ça c’était plus rare quand même, colocation avec un père oblige. Parfois elle tombait sur des vrais losers ou de gros pervers. D’autres, ils ne cherchaient même pas à avoir son numéro alors… Elle se souvenait de lui parce qu’il ne faisait pas partie de ces clients du cabaret qui venaient chercher un peu plus à la fin du spectacle. La patronne mettait toujours les points sur les i lorsqu’elle ouvrait le spectacle, les danseuses n’étaient pas des putes. Si les clients voulaient donner un pourboire, c’était aux musiciens. Mais cela n’avait jamais empêché les spectateurs d’aller faire les yeux doux aux danseuses à la fin de la représentation. Il l’avait installé au salon, lui avait servit un verre, gentleman, et s’était allumé une cigarette. Il avait le regard fixé sur l’extérieur, elle restée bloquée sur l’intérieur de son appartement. C’était bien la première fois qu’elle avait approché de si près tant de richesse. Raphaëlle haussa les épaules. « Tu peux aller visiter des musées. » On disait qu’en août Paris était une ville morte. Il n’y avait plus de conférences, plus de débats, plus de vernissages, des restaurants fermaient carrément leurs portes, les Parisiens étaient en vacances. « Ma foi, ce ne serait pas de refus. Ne me dis pas que ton putain d’appart’ compte un gymnase aussi ? » Il souriait. Ils ne courraient pas les rues ceux qui restaient gentils même après avoir épousé ses courbes, d'ailleurs rares étaient ceux qui l'invitaient chez eux, la pulsion sexuelle passée.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Dim 4 Aoû - 10:20





r/m

RAPHAELLE GARNIER/MAXENCE DESROSIERS


 Il détestait Paris en été, ce n'était qu'un parc de jeu pour touristes débiles et il attendait septembre avec impatience, lorsque tout reprendrait normalement son cours, que les soirées, les bars, et tout se remettrait en marche normalement. Elle lui conseillait de visiter les musées, ce qui en soi n'était pas une mauvaise idée, mais ce n'était pas vraiment son genre, à moins que l'exposition l'intéressa réellement. Il ne courrait pas les musées, et il avait déjà fait au moins une ou deux fois les plus connus de la capitale, et même ceux qui l'étaient un peu moins, mais il n'avait nullement envie de passer son été à visiter des musées. Surtout pas à Paris.
Maxence Desrosiers tirait paisiblement sur sa cigarette, il ne savait pas trop d'où cette fille sortait mais il haussa les sourcils lorsqu'elle lui demanda si son « putain d'appart » comptait un gymnase. Il ne put retenir un léger rire, amusé, presque moqueur, peu habitué à ce que sa fortune puisse surprendre puisqu'il traînait généralement avec des gens au moins aussi riches que lui. Il n'était même pas sûre de ce qu'elle faisait dans la vie, enfin, si, il se souvenait vaguement qu'elle lui avait dit danser dans un cabaret mais il ignorait si elle dansait vraiment ou si c'était pour elle une façon délicate de lui dire qu'elle était une prostituée. Ou peut-être que c'était les deux. Qu'elle dansait et offrait ses services pour quelques billets de pourboire. Il n'avait pas jugé utile de lui demander parce qu'il se fichait pas mal qu'elle soit une prostituée ou non, même si c'était loin d'être honorable, il ne lui demandait pas d'être convenable, tant qu'elle restait un minimum polie et n'agissait pas comme une sauvage. Si elle n'était qu'une simple danseuse de bar, il s'en fichait aussi. Il ne savait pas vraiment pourquoi il l'avait invité ici, mais il n'était pas d'humeur à la juger et à lui poser des questions, il avait simplement envie de décompresser un peu avec quelqu'un qui n'allait pas lui demander quoi que ce soit non plus. « Mon... 'putain d'appart' ne contient pas de  gymnase, non...  » répondit-il en levant les yeux au ciel  et en reportant son attention sur la BMW garée dans la rue et dont en sortit le conducteur, un mec en costard Armani avec les cheveux plaqués sur le côté. Il s'écarta finalement de la fenêtre, cigarette entre les lèvres pour s'asseoir sur le fauteuil en face d'elle. « Par contre il y a une salle de sport au sous-sol réservée aux locataires de l'immeuble. » ajouta-t-il alors avec un sourire en coin avant de lui demander avec un réel intérêt « Tu vas à la fac ? » il se demandait quel âge elle pouvait avoir et ne se rappelait pas le lui avoir demandé, mais ce n'était pas poli alors il allait se retenir, il allait attendre qu'elle lui dévoile peut-être un indice qui lui permettrait de savoir quel âge elle avait, mais elle paraissait assez jeune, ses traits étaient fins, son visage était lumineux, comme s'il contenait quelque chose de fantastique qui bouillonnait à l'idée de sortir. L'appartement était silencieux, spacieux et clair, quelques tableaux sélectionnés par sa mère et hors de prix étaient accrochés aux murs et il regrettait de ne pas avoir un animal quelconque qui pourrait lui apporter une présence lorsqu'il était seul.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Dim 4 Aoû - 12:22


La manière dont il accentua le « putain d’appart’ » parla tout de suite à Raphaëlle. « Je suis désolée. » Elle n’avait pas l’habitude de côtoyer l’élite parisienne. D’ailleurs elle avait encore du mal à réaliser. Elle n’avait pas non plus l’habitude de tenir sa langue dans sa poche ni de rayer de son vocabulaire tout terme vulgaire ou familier. Durant la nuit qu’ils avaient passé ensemble, ils n’avaient pas tellement eu besoin de parler alors forcément elle ne savait pas qu’il fallait rester poli en sa présence, mais maintenant elle y veillerait. Elle n’était pas super à l’aise, et comme elle était franche, elle lui en fit part. « J’ai pas l’habitude de fréquenter la jet-set. » Un moyen aussi d’excuser son écart de langage. Elle n’avait aucun préjugé à l’encontre de la classe supérieure. Elle n’avait pas tellement le moyen de se faire une opinion sur le sujet, ils sont tellement dans l’entre-soi... Il y avait quelque-chose de presque incestueux là dedans. Maxence était finalement venu s’installer en face d’elle. Elle ne connaissait rien de lui. Elle avait accepté de le rejoindre chez lui sans se poser de questions, alors que c’était encore un parfait inconnu, qu’il aurait pu la séquestrer comme ce tordu de Cleveland. Mais ce n’était pas vraiment une exception, elle ne connaissait pas l’histoire de la plupart des mecs avait qui elle avait déjà couché. Au fond c’était dangereux, elle pouvait tomber sur des hommes louches, c’était déjà arrivé, avec des intentions et des envies pour le moins bizarres. Il y avait aussi les histoires de MST qu’elle ne devait pas négliger, avec tant de partenaires différents. Eux non plus ne connaissait pas son passé, son identité, en général ils n’en demandaient pas tant. Comme le jeune homme lui demanda si elle allait à la fac alors qu’elle avait déjà porté son verre à ses lèvres, Raphaëlle manqua de s’étouffer. La brunette posa le verre sur la table basse et s’éclaircit la gorge. « Non, je... » La fac, non mais il voulait rire. Elle n’avait même pas le bac la petite. En général elle n’avait aucune honte à parler de qui elle était réellement, mais bizarrement, face à un elle se sentait tellement petite. Minable. Lui il avait l’argent, l’éducation, et les études. Il devait étudier à Assas ou dans une grande école du genre ENS, IEP, HEC ou Polytechnique. Son avenir était déjà tout tracé, grands diplômes, grands postes, grands salaires… Elle n’avait aucun avenir. Pour le moment elle était danseuse, mais c’était bien parce que sa plastique le permettait. Passé la trentaine, elle serait remerciée vite fait bien fait si elle ne se découvrait pas un talent. La patronne c’était une ancienne danseuse qui avait réussi à monter son propre cabaret burlesque. Il y avait aussi cette fille, qui chantait, une ancienne danseuse qui avait réussi à se recycler dans le chant. Mais Raphaëlle ne chantait pas. Elle n’avait pas de reconversion possible dans le cabaret. Peut-être chorégraphe, ou monter elle aussi son cabaret. Mais pour cela il lui faudrait économiser, et elle ne connaissait pas ce mot. A vrai dire, elle n’y pensait pas vraiment, elle vivait comme bon lui semblait, au jour le jour, dépensant le peu qu’elle avait sans se soucier du futur, après tout, l’argent on ne l’emporte pas de l’autre côté, comme elle se prêtait à le répéter. « J'ai pas fait d'études. » Bien sûr qu'elle était gênée, elle se demandait même ce qu'elle faisait là. « Et toi ? » Lui renvoyant ainsi la balle, elle comptait développer autour de sa personne et noyer le poisson.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Dim 4 Aoû - 20:15

Il lui arrivait d'être trop sûr de lui, de se comporter comme un odieux petit snobinard, de mépriser tous les êtres qu'il ne jugeait pas à sa hauteur, mais c'était souvent lorsqu'il était en présence des autres, comme s'il ressentait le besoin inconscient de se montrer. Il n'en avait pas l'intention maintenant car derrière cette façade de prétentieux fortuné, il savait également se montrer assez humain et il n'avait pas l'intention de la renier ou de la prendre de haut si elle se révélait être d'une classe inférieure. Il savait déjà qu'elle l'était, ses vêtements et sa façon d'être, son boulot... Il avait déjà noté quelques détails qui lui prouvait qu'elle n'était peut-être pas aussi haut placée dans l'échelle sociale que lui pouvait l'être mais il s'en fichait pas mal. Maxence Desrosiers était déjà sorti avec une fille « moyenne », une petite étudiante en fac qui joignait les deux bouts grâce à un boulot de serveuse, ça avait duré quelques mois, il l'avait même aimé et il était finalement le parfait exemple pour démontrer qu'une relation était possible au delà des barrières sociales (voire financières). Et c'était paradoxal lorsqu'on savait qu'il remuait ciel et terre pour que sa meilleure amie lâche son copain qu'il jugeait beaucoup trop moyen pour elle. Elle n'avait pas l'habitude de fréquenter la jet-set, dit Raphaëlle. La jet-set. L'expression le fit sourire, il ne savait pas si sortant de la bouche de la jeune femme elle était péjorative ou non mais il la trouvait très cliché, un peu trop bling bling peut-être, la jet-set ça faisait tout de suite penser aux yachts sur la croisette, aux soirées blanches, aux flutes de champagne avec des paillettes dedans.. Finalement elle n'avait peut-être pas tort mais il espérait tout de même que la « jet set » parisienne, qu'il appellerait plutôt Elite, ait un petit peu plus de classe que la vulgaire jet set méditerranéenne.
Installé en face d'elle, Maxence décida de la questionner, histoire de faire connaissance, en espérant qu'elle ne le prenne pas mal, parce qu'elle n'avait peut-être pas trop envie de parler d'elle au fond, mais que pouvaient-ils faire d'autre pour le moment ? Elle n'allait pas à la fac. Raphaëlle sembla un peu gênée de lui répondre et il s'en voulu presque de lui avoir posé la mauvaise question. Peut-être aurait-il du commencer par autre chose ? Mais comment aurait-il pu savoir qu'il s'agissait d'un sujet délicat ? Elle lui annonça qu'elle n'avait pas fait d'études, et elle lui retourna la question. Le jeune homme se pencha pour écraser son mégot de cigarette dans un cendrier posé sur une table basse en verre située entre eux. « Ecole de commerce. » répondit-il simplement et sans aucune prétention. D'ailleurs il ne trouvait rien de prestigieux là dedans car il suffisait de payer pour obtenir le diplôme au bout de quelques années et c'était autant un nid à ambitieux qu'un repère à branleurs. Il n'avait pas trop eu le choix, enfin, si, il l'avait eu, mais puisqu'il savait ce qui l'attendait plus tard, une école de commerce avait été le choix le plus judicieux pour lui. Et puis ses parents étaient ravis et on ne lui demandait pas grand chose alors ça lui convenait. « Ça claque pas tant que ça. C'est ce que les gens pensent parce que c'est cher, mais t'en sors pas beaucoup plus intelligent.  » ajouta-t-il avant de boire un peu d'eau fraîche dans une bouteille posée au pied du fauteuil sur lequel il était assis. « Et du coup tu danses, c'est ça ? C'est ce que tu m'avais dit, non ? J'ai noté « Raphaëlle la danseuse » dans mon répertoire.  » et il se demandait si c'était un choix personnel, si elle aimait ça, ou si c'était par défaut qu'elle avait choisi cette voie. Néanmoins il renchérit avec un sous-entendu, suivi d'un joli sourire. « C'est pour ça que t'es super souple... »
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Dim 4 Aoû - 21:11


oh oh, my saviour is a rich boy
maxence & raphaëlle

 



Il se pencha pour écraser son mégot dans le cendrier qui trônait sur la table basse où elle avait elle-même déposé son verre. Il semblait imperturbable, ce qui s’alliait parfaitement avec sa carrière de statue grecque. Raphaëlle passa nerveusement sa main autour de ses lèvres. Si Maxence avait accepté sans broncher de se dévoiler, sans doute pour mettre à l’aise la demoiselle, car c’était quelqu’un de très bien éduqué, étant donné sa classe sociale, la jeune femme sentait que son tour n’allait pas tarder. Elle avait la fâcheuse habitude, quand elle était anxieuse ou mal-à-l’aise de se pincer les lèvres jusqu’à se arracher des petits bouts de peau. Pas très élégant. Ainsi, elle fut soulagée quand elle l’entendit développer autour de son école alors qu’elle s’était préparée à ce qui lui repose la question. Une école de commerce qu’il disait. Ca ne l’étonnait guère. Il était entré dans une grande école. Pourtant le jeune homme ne semblait pas si fier que cela de ses études. Elles lui semblaient convenables certes, mais pas brillante. Aussi, il n’avait aucun mal à descendre la réputation de ce genre d’école. Il est vrai que les écoles de commerce, tout comme le reste des grandes écoles que comptait la France nourrissait l’imaginaire fantasmagorique de la classe moyenne et pauvre du pays. La France était probablement le pays où le débat autour de la reproduction sociale et des élites était le plus animé. Tout le monde savait que ces écoles préparaient les futures élites à l’exercice du pouvoir. L’entrée était inégalitaire. Soit il fallait débourser des sommes folles d’inscription, soit il fallait débourser des sommes dans l’éducation des enfants pour qu’ils aient la culture suffisante pour réussir les concours d’admission. Dans tous les cas, il fallait débourser des sommes folles. Le problème était toujours là, l’argent. Même si on essayait de faire croire qu’un élève très intelligent de la classe moyenne ou pauvre pouvait rentrer, l’éducation a un prix, les livres, les écoles privées, les voyages, les visites culturelles… Ce n’était pas donné à tout le monde de payer cela à ses enfants. Mais Raphaëlle ne s’était pas trompée, son tour allait venir. Maxence essaya avec délicatesse de l’amener sur le sujet de la danse, non sans émettre une référence sur leurs prouesses, espérant probablement en apprendre plus. « Ma foi, je suis flattée que tu t’en souviennes. » Parler de ses ébats ne l’avait jamais gêné. En aucune façon. Au contraire, cela la gratifiait même, tout d’un coup, elle se sentait beaucoup plus à l’aise. – Certainement parce que Maxence avait fait allusion à quelque-chose qu’elle connaissait, et pour cause, elle l’avait vécu. – C’est d’ailleurs pour celle raison qu’elle passa sa main dans ses cheveux. Cela n’avait rien du tic nerveux où l’on se gratte le cuir chevelu, mais plutôt l’allure d’une jeune fille qui remettait ses cheveux en arrière comme si cela lui donnait plus d’importance tout à coup. Au fond, ce geste n’avait jamais eu ni queue ni tête. Peut-être que les filles le faisaient juste histoire de faire virevolter leur chevelure et de s’en servir comme une arme de séduction massive. « De la danse, et de ma souplesse. » En même temps, s’il l’avait déjà oublié, il ne l’aurait pas rappelé. Ridicule. « Et t'étais pas mal non plus. » Lança t-elle comme pour rattraper le coup tout en le pensant vraiment, parsemé d'un clin d'oeil.« Je travaille dans un cabaret burlesque. Je ne sais pas faire grand-chose à part danser. Je ne sais pas si tu t’es déjà rendu dans ce genre d’endroit, c’est pas tellement comme le Moulin Rouge. T’as vu Burlesque ? Le film avec Cher ? » Parfois elle se disait qu’elle avait plus de chance que beaucoup d’autres sur cette planète, elle avait réussit à faire de sa passion son job, la danse. « Et toi, le commerce ça t’as toujours passionné ? » Au fond elle n’appréciait pas du tout la perspective du commerce, elle détestait tout ce qui touchait au commerce et à la publicité, manipuler les gens pour les faire acheter… c’était un travail de requin.

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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Mar 6 Aoû - 20:19

Il se souvenait de la nuit qu'ils avaient passé ensemble oui, d'ailleurs, il trouvait que c'était un drôle de concours de circonstances. Il avait fallu qu'il passe par là à ce moment précis, alors qu'elle sortait du boulot pour rentrer chez elle. Il avait fallu que des types viennent l'importuner pour qu'ils se rencontrent ; ça ne tenait pas à grand chose. S'il n'avait pas été là à ce moment là, s'il avait préféré rester chez lui, alors il ne l'aurait jamais aidé, Dieu sait ce que ces mecs lui auraient fait et... ils n'auraient pas couché ensemble. Il trouvait ça un peu bizarre, un peu facile, certes sur le coup, il avait été tout à fait ravi qu'elle le récompense de cette façon mais il se demandait quel genre de filles elle pouvait être. Couchait-elle avec tous les inconnus qu'elle croisait ? Contrairement à d'autres, Maxence n'aimait pas trop les filles faciles. Enfin, oui, elles étaient bien pour coucher avec, mais après... Il se méfiait souvent et la plupart n'étaient pas très intéressantes. Il ne savait pas si Raphaëlle sortait du lot et la seule façon de le savoir c'était de la revoir et de lui parler un peu. Il avait donc commencé à la questionner un peu et elle lui retournait les questions, non sans un peu de gêne car il pouvait clairement sentir qu'il l'impressionnait un peu. « Je travaille dans un cabaret burlesque. Je ne sais pas faire grand-chose à part danser. Je ne sais pas si tu t’es déjà rendu dans ce genre d’endroit, c’est pas tellement comme le Moulin Rouge. T’as vu Burlesque ? Le film avec Cher ? » lui demanda-t-elle et il secoua doucement la tête pour toute réponse. Non il n'avait jamais regardé ce film. Il ne connaissait rien à la danse, il n'avait pas vraiment une âme d'artiste, il était bien trop terre-à-terre, bien trop pragmatique pour s'y intéresser et pour le comprendre. Il n'appréciait que la musique et le cinéma, il regardait souvent des films mais il n'avait jamais vu celui dont elle parlait, même s'il en avait déjà entendu parlé. En tout cas, il ne fréquentait pas les cabarets. Enfin, ça lui était déjà arrivé avec quelques amis de s'y rendre oui, pour rigoler, pour regarder les filles, mais il n'était pas un habitué, ça lui arrivait rarement. Il préférait largement aller en boîte de nuit. C'était bien plus concret. On pouvait toucher, parler, s'amuser... « J'y suis allé quelques fois avec des potes. T'es à moitié une strip-teaseuse alors non ? Les nanas se déshabillent, pas vrai ? Là où j'étais, elles se déshabillaient. Et elles avaient des espèces de pompons collés sur les seins. » lui raconta-t-il, un sourire se dessinant progressivement sur son visage, ravi de repenser aux images de ces danseuses. Elle l'interrogea à nouveau sur le commerce, lui demandant s'il avait toujours été intéressé par ce domaine et il haussa les épaules avant de faire une légère moue. Comment lui expliquer ? Il n'était pas sûr qu'elle puisse comprendre, enfin, elle devait peut-être se douter, c'était incroyablement cliché mais il n'avait jamais vraiment eu le choix. En fait, il l'aurait eu si son frère aîné ne s'était pas arrangé pour se faire renier par leurs parents. C'était l'un ou l'autre. Du coup Maxence n'avait eu d'autre choix que de se diriger vers le commerce puisque son futur déjà tout tracé le mènerait à la tête de l'entreprise familiale lorsque son père devrait être remplacé. «  Je sais pas trop...J'ai toujours baigné là dedans, le commerce, l'entreprise.. L'argent. Donc.. Oué, je suppose que ça m'a toujours plu. Mais j'ai pas eu trop le choix.  » déclara-t-il mollement. « Tu fais des show privés ? » lui demanda-t-il alors avec un sourire, comme un enfant qui demande à ses parents d'aller à un spectacle de cirque. Curieux et pleins d'espoir.
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MessageSujet: Re: C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.   Mer 7 Aoû - 11:16


oh oh, my saviour is a rich boy
maxence & raphaëlle

 



Le jeune homme se contenta de faire pivoter négativement sa tête en guise de réponse. Il n’avait jamais vu "Burlesque". Il disait s'être déjà rendu une ou deux fois avec des amis. Ce n'était pas rare en effet de voir une bande de jeunes attablé dans la salle. C'est qu'ils n'osent pas venir tous seuls ces jeunes gens, ils ont trop peur d'avoir l'air de pervers. Bon il parlait de strip-tease, bien que ce n'en était pas. Un cabaret burlesque n'a strictement rien à voir avec un club de strip-tease. Les filles se déshabillaient certes, mais avec modération, jamais de nue sur scène. L'esthétique érotique était mesurée, encadrée, il n'y avait jamais rien de vulgaire, les parties les plus intimes étaient toujours cachées, dérobées. Ce n'était pas du strip-tease, c'était de l'effeuillage, mais Raphaëlle lui pardonnait cet écart, il ne pouvait pas savoir, et dans sa voix il n'y avait rien de méprisant alors. « Ca dépend. On doit toujours se retrouver en petite tenue à un moment ou à un autre mais on n’est pas obligé d’aller plus loin. La femme se déshabille mais elle ne laisse voir que ce qu’elle a envie de laisser voir. On est parfois nues sur scène mais les spectateurs ne le voient pas, il y a toujours des pompons comme tu dis, des plumes, un éventail, un accessoire qui cache les attributs féminins. Et puis il n’y a pas que cela, il y a des numéros de chants chorégraphiés, des numéros d’effeuillage et des numéros d’acrobaties. C’est un peu la rencontre du cirque, des comédies musicales et de la sensualité. Tu sais c’est une forme de cabaret politique le burlesque, c’est très féministe, et très engagé dans le mouvement LGBT. La patronne veut montrer des formes, montrer que les formes c’est beau. Elle ne veut pas de seins refaits et tout. On doit être naturelles, pas retouchés, et surtout pas filiformes. Il n’y a pas de mannequins ici. Et puis il y a aussi des drag queens, des transgenres.... » Raphaëlle se rendit compte qu'elle s'était laissée emportée. En même temps, elle adorait parler de son métier, cela lui permettait de le valoriser et de faire évoluer l'image du cabaret burlesque dans l'imaginaire des gens. La plupart se contenaient d'on-dits et d'a priori sans avoir jamais mis les pieds dans un de ces endroits. Et comme elle lui avait demandé s'il avait choisit le commerce par vocation, Maxence fut très franc dans sa réponse. Il avait toujours baigné dans ce milieu, alors c'était un choix par défaut. Enfin il ne semblait pas s'en plaindre. « J’ai toujours pensé que les commerciaux étaient des requins, comme les publicitaires. » Raphaëlle ne voyait pas pourquoi elle cacherait ses a prioris. Mais la manière dont elle le disait laissait comme penser qu'elle allait changer d'avis. Il faut dire qu'elle avait cette idée ancrée dans la tête sans jamais connaître de commerçants ou de publicitaires, alors qu'elle-même méprisait ceux qui avaient des a prioris sur le cabaret sans jamais n'y avoir mis les pieds. Enfin cette fois elle changerait peut-être d'avis en ayant l'occasion de faire connaissances avec un étudiante en école de commerce. Quoique, Maxence est peut-être l'exception qui confirme la règle. Ça l'arrangerait bien, comme cela elle pourrait garder son mépris pour tout ce qui touche au marketing et à la publicité. Après tout, on a tous besoin de détester quelqu'un ou quelque-chose non ? Et comme il parlait sans réelle conviction, Raphaëlle en conclut que pour ses études comme pour la décoration de son appartement, Maxence se laissait dicter ses choix. Soudain, son visage s'illumina, comme si une ingénieuse idée venait de lui passer par la tête. Raphaëlle avait apparemment attisé la curiosité du jeune homme en développant sur le new burlesque, si bien qu'elle l'entendait à présent lui demander si elle faisait des "show privés". « Ca dépend pour qui… » Elle souriait, un brin espiègle. Elle se souvenait avoir déjà eu à faire à une bande de petits bourges venus voir le spectacle et l'accoster à la sortie pour lui quémander un show privée pour l'anniversaire d'x ou y. Elle refusait à chaque fois, refusant d'être un objet de foire, surtout pour des gens qu'elle ne connaissait pas.
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C'est l'histoire banale d'une fille en danger et d'un gars qui n'a rien à perdre.

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